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dimanche 10 février 2008

Crucifiez-moi, je vous en prie...

Hier après-midi, deux bonnes amies se sont retrouvées au cinéma. Le projet de comédie romantique est tombé à l'eau pour cause d'horaire. Alors elles sont allées voir "Atonement". Elles ont trouvé le tout magnifique de tristesse. Une scène les a troublées au point d'en avoir discuter encore et encore et encore depuis. Si vous n'avez pas encore vu ce film, ne regardez pas la scène suivante. Pour les autres, je devine votre émotion à la revoir:



Alors maintenant, je voudrais: une robe divine, un homme en tuxedo, une bibliothèque aux boiseries sombres, un amour à avouer, un désir impératif... et être ainsi crucifiée par le plaisir partagé... des volontaires? *soupir*

mercredi 3 octobre 2007

Encore!

Mon regard évite le sien et le cherche aussi. Sa main chaude se perd sur mon dos, je me sens fondre. Envie de plus. Plus tard, son corps contre le mien et mon esprit qui vacille. Mes doigts sur sa nuque finissant par jouer dans ses cheveux. Puis enfin, un baiser.

Pas un vrai premier baiser, pas celui qu'on attendait. Non. Pire et mieux. Juste ses lèvres bien appuyées contre les miennes, juste le temps de réaliser et de regretter que ce soit terminé. Déjà, il s'éloigne, s'enfuit. Les Sens, à peine sorti du sommeil des derniers mois, protestent et le réclament: "Lui! Oui! Lui!" La Raison, sourire en coin, admire la tactique encore et encore, s'étonnant de s'être si bien laissée prendre au jeu du Désir...

dimanche 16 septembre 2007

Juste ça

J'écris moins ces temps-ci car je me fais à croire que ma pause amoureuse se prolonge. V. est toujours "sur la glace", je ne l'ai pas rappelé. Il m'a clairement dit que la balle était dans mon camp et de le recontacter quand je serais prête. En théorie, rien ne m'arrête. Sauf que...

Sauf qu'il y a quelqu'un d'autre qui me trotte dans la tête. En fait, il trotte tellement qu'il doit bien avoir fait 100km maintenant! Le beau Stef, comme je me plais à l'appeler dans son dos, occupe mes pensées des plus romantiques aux plus débridées. Et je ne comprends pas trop pourquoi. D'accord, il est cute, brillant, drôle. Mais je ne le connais que très superficiellement. Pourquoi alors est-ce que je souris quand il rit, que je suis bien quand il est physiquement près de moi et qu'un mot gentil de sa part met du soleil dans ma journée?

J'essaie régulièrement de chasser cette idée de lui et moi ensemble. Je me dis que ça n'a pas de sens, je trouve toutes les raisons qui font que cette histoire ne fonctionnera pas et je me convaincs que mon intérêt n'est pas partagé. Mais invariablement, à chaque fois que je me sens prête à l'oublier, il me fait un sourire, me regarde ou m'envoie un message ambigu, et c'est reparti! Parfois nos courriels virent carrément au flirt et je commence à croire que peut-être lui aussi... Puis je ne sais pas, on laisse les choses en suspend, rien ne se passe, tout est un peu flou. C'est autant de sa faute que de la mienne, personne ne bouge ou n'ose le faire. Je suis trop peureuse pour prendre le risque de le toucher de manière non-équivoque.

Pourtant j'ai juste envie de l'embrasser, d'être contre lui, de sentir sa chaleur. Je voudrais qu'il me renverse sur un lit, me déshabille et fasse de moi ce qui lui plaît. J'aimerais m'endormir dans ses bras, encore toute tremblante de ses caresses et de ses baisers. Juste ça. Juste ça ce serait tellement bien.