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vendredi 27 juin 2008

Indécise (édité)

Je n'ai pas eu une super journée aujourd'hui. Je suis irritable et les commentaires les plus inoffensifs m'atteignent. Et je viens de tomber sur ce texte du Voyou qui me laisse un goût amer en bouche et le goût de fermer ce blogue.

Je n'aime pas la critique de façon générale, ça c'est un problème avec lequel je dois "dealer" régulièrement. Si quelqu'un s'était mis en tête de critiquer mon blogue pour son style (ou son absence de), pour la qualité de mon français ou la redondance du thème, la pilule passerait mieux. Mais ces temps-ci, ce que je lis, ce sont des critiques sur ma vie et mes choix personnels. D'accord, peut-être que vous avez appris à m'apprécier au point de vous inquiéter de ma santé mentale et que vous ne voulez que mon bien, je vous en remercie. En attendant, chaque commentaire mi-figue mi-raisin est un clou de plus dans le cercueil de ce blogue.

Ça servirait à quoi que je continue à vous raconter que je suis heureuse et amoureuse quand vous n'attendez que la chute? Quand certains sont convaincus que je suis dysfonctionnelle au point que ce n'est qu'une question de temps avant la prochaine rupture? Pourquoi je devrais écrire mes aventures et ensuite vous les justifier? Non, seulement je n'ai pas à faire ça, mais ça me tente de moins en moins.

Je prend une pause pour un temps indéterminé.

Pour être plus claire, ce n'est pas seulement la question des critiques qui me fait remettre en cause l'existence du blogue. Il y a aussi le manque d'inspiration et le manque de temps. Tant qu'à écrire des inepties, autant arrêter.

samedi 17 mai 2008

Vendredi moche


"Vendredi moche" est le titre du courriel que j'ai lu ce matin en arrivant au boulot vers 9h15. Messire me l'avait envoyé à 7h47. Il va comme suit:

Allô Annie,

J'ai pris le temps de réfléchir hier soir. Je ne dois pas passer par quatre chemins : nous ne sommes pas compatibles, bien que je le veuille.

Je ne voulais pas casser avec toi par courriel, surtout pas un vendredi matin quand je sais que tu vas me reprocher de ne pas être productive de la journée et que tu vas être endolorie au travail. Je voulais te le dire en face à face, mais quand ? Ce soir, tu viendrais chez moi et tu retournerais directement chez toi ? Après le party ? Dimanche ? Ce serait bien trop hypocrite. J'espère donc que tu sauras me pardonner.

Annie, mes proches m'ont vu aller depuis quelques années, à chercher la Bonne. Ils connaissent tous mes critères : celle qui saura me dompter et celle qui saura m'endurer. Je suis brusque. Je suis franc. Il me faut quelqu'un à la couenne PARTICULIÈREMENT dure. Depuis un certain temps la "sale petite peureuse" s'est interposée entre nous et je ne suis pas armé pour "dealer" avec elle. Je ne suis pas capable de me servir de subtilité pour tenter de désamorcer des situations difficiles. Je croyais le pouvoir, mais j'ai échoué.

Tu es magnifique. Complètement désirable et brillante. J'étais fier de sortir à tes côtés et de t'avoir comme petite blonde à moi. Maintenant, je me dois de couper pour que nous puissions tous les deux passer outre et trouver nos atomes recourbés.


Je t'adore, et ça m'arrache le cœur.
Bises, Messire


Le lire et le relire ne change ni le message ni la blessure. Et peu importe les excuses, je viens de me faire "flushée" par courriel. That is an all time low. Je ne comptais pas assez pour qu'on daigne me parler face à face, ou du moins au téléphone. L'idée que ça aurait pu être pire (un texto sur mon cell? tant qu'à y être!) est une maigre consolation. Ensuite, on me demandera pourquoi je n'ai pas confiance en moi et en mes relations? Sérieusement?

La journée fût des plus pénibles. Beaucoup trop de collègues m'ont vu m'effondrer aujourd'hui. Pas tout à fait l'image de la professionnelle que j'aimerais donner. Mais j'ai fait la journée. J'ai fait l'expérience prévue. Même le cœur brisé, le moral à zéro et le cerveau confus, j'ai réussi à faire ce que je devais faire.

Je ne vais pas très bien à l'heure tardive où j'écris ces lignes. Je ne suis pas à jeun, certainement vous me le pardonnerez. Et il me manque déjà. Terriblement. J'ai tellement cru à cette histoire. Jusqu'à très récemment, je pensais avoir enfin être arrivée au port. J'ai frôlé bien des rêves du bout des doigts avec lui. Mais les remous du passé ont eu raison de tout. Même si j'ai essayé si fort d'être la Bonne... de tous ceux rencontrer cette année, Dieu seul sait qu'il l'aurait mérité amplement.

samedi 3 mai 2008

Ouch!

Ce soir, M. Communication a appelé un taxi et est parti de chez moi en laissant son auto devant ma porte. Je suis championne pour les faire fuir. Je ne sais trop comment je m'y prends, si je le savais je me prendrais un brevet. Fatalement, Messire a préféré la porte plutôt que de rester discuter du malentendu survenu de nulle part. Alors vendredi soir, minuit, je pleure sur mon sofa en me maudissant. Pas certaine de qui ou quoi blâmer en fait. Et la vilaine petite voix impertinente murmure qu'on pourrait s'acheter un condo pour y élever 3 chats en vieille fille endurcie et haïssable, au lieu de s'acheter une maison à deux et de fonder une famille.

Je ne sais pas grand chose, mais je sais que je déteste me sentir comme ça. Que je suis allergique aux yeux bouffis d'avoir trop pleuré, aux cernes de ne plus dormir, aux joues creuses de la perte d'appétit. Je ne veux plus de ça. Plus jamais. Alors si ce conflit ne se règle pas... il n'y aura pas de suivant. Je ne souhaite plus me rendre vulnérable. Je ne veux plus souffrir ainsi. La Vie apporte assez de petites misères sans que le Cœur me fende continuellement pour un regard sombre. Sérieusement, je n'en peux plus. Je comprends mal pourquoi je suis où je suis, mais c'est assez. J'ai fait/dit/donné tout ce que j'ai pu et cela ne semble jamais assez, jamais ce qu'il faut, jamais ce qu'on cherche. Pourquoi s'obstiner?

Messire est fâché, je suis déçue. La confiance a pris un sérieux coup. Première chicane. Les couples faits pour être ensemble y survivent, les autres crèvent. Alea jacta est.

Et pourtant, même après avoir écrit ça, ça fait toujours aussi mal.
Crissement mal.
Au secours!

mercredi 6 février 2008

Prenez un numéro

Vous mourez d'envie de décevoir une fille? Vous trépignez à l'idée de la faire pleurer un peu, voire même beaucoup? Votre plus grand rêve est de briser un coeur? Alors prenez donc un numéro! Je suis là, naïve, avec un coeur grand comme le monde, prête à vous accepter vous et vos conneries. Je suis tellement généreuse que je vais même vous donner une deuxième chance si vous vous plantez la première fois. Et le passé a démontré que la troisième et la quatrième chances ne sont pas exclues non plus. Juste à prendre un numéro et vous mettre en ligne, éventuellement, votre tour viendra.

Ne vous en privez pas surtout, ça fait juste 10 ans que je me fais de la peine à répétition en essayant de trouver quelqu'un à qui donner tout ce que mon petit coeur peut offrir. Qu'est-ce qu'une déception de plus ou de moins pour moi? Finir les yeux cernés en permanence d'avoir trop braillé la nuit, c'est quoi en comparaison de vos instants d'extase dans mon lit? Allez-y, prenez un numéro.

**************
La Raison: Ok! ok! ok! arrête un peu là! L'Épistolier n'est tout de même pas un salaud.

Le Coeur, furieux: On s'en calisse! Lui, les autres, peu importe... le résultat c'est que ça fait mal et qu'on pleure encore!

La Raison:
Mais tu voyais bien que ça n'allait nulle part...?

Le Coeur: Qu'est-ce que tu en sais?! Pfft! Un mois de "fréquentations" et hop! fini! Monsieur n'est pas amoureux! Monsieur ne semble même pas vouloir continuer de voir si ses sentiments ne vont pas évoluer!

La Raison: Quelle mauvaise foi! Tu sais très bien que toi non plus tu ne te réchauffais pas à son contact, que les choses étaient très différentes de l'été dernier.

Le Coeur: Alors pourquoi c'est lui qui quitte? Les Sens n'en finissaient plus de se plaindre de leur manque d'intérêt. Pourquoi nous on ne l'a pas "flushé" avant?

La Raison, coupable: C'est ma faute. En théorie, lui et la Patronne, c'est un bon match. Et l'an passé, tu étais plutôt emballée par lui. J'ai cru que si on persistait...

Le Coeur: Tu t'es trompé! Royalement! Je croyais que tu étais là pour nous protéger, que ça n'arriverait plus ce genre de situation?

La Raison: Je m'excuse. Je ne pensais pas que ça mènerait à ça.

Le Coeur: Ça? Ça?! Tu veux dire le fucking souper d'adultes où on te dit sur le ton de la conversation amicale qu'on ne t'aime pas et que ça ne va nulle part? Tu veux dire le mardi soir où la Patronne s'enfuit littéralement en courant et en pleurant chez une amie pour finir de digérer le repas qui passe plus que mal? Tu veux dire qu'une fois de plus on s'est fait parler de notre cul au lieu de se faire parler de notre esprit? On va te pardonner comment cette erreur de jugement, dis?

La Raison, sans voix: ...

Le Coeur: Alors maintenant je vais pleurer, d'accord? Toute la nuit si j'en ai envie. Demain c'est le Yulblog et je t'annonce tout de suite qu'on y va en transport en commun/taxi parce qu'on va boire et avoir du fun jusqu'à ce qu'on oublie qu'on a de la peine. Et t'as rien à dire là-dessus! Surtout, ne va pas me dire qu'on travaille le lendemain parce que je t'étrangle illico.