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dimanche 15 juin 2008

Amoureuse

Je sais que la plupart d'entre vous ne comprenez rien. Qu'est-ce qui distingue S.G. des autres? N'est-il pas qu'un pseudo de plus dans ces (més)aventures qui ne semblent jamais vouloir s'arrêter? Je dirai ceci: Leloup, à mes yeux et même souvent à ceux de mon entourage, c'était l'Homme de ma vie avec un grand H. Depuis lui, personne n'avait su me comprendre, m'accepter et m'aimer comme je le désirais. Et j'ai cherché beaucoup quelqu'un qui m'inspirerait des sentiments aussi forts et avec qui la connexion serait aussi bonne qu'entre lui et moi. Depuis janvier 2006, personne n'a été à la hauteur. Et puis S.G. a croisé mon chemin. C'est tout nouveau, mais c'est ce que j'ai vécu de plus fort et de plus vrai depuis Leloup. Et aujourd'hui, entre les deux, je n'aurais aucune difficulté à choisir: S.G. est mon homme à moi. C'est un cadeau de la Vie que j'accepte. Les mots semblent trop petits pour la grandeur de ce qui se passe...

*****
Tout ce que je voudrais écrire n'est pas permis. On ne peut pas annoncer certaines choses de but en blanc. On ne peut que les souhaiter...

Je souhaite que tu me regardes toujours ainsi.
Je souhaite que nous vivions ces deux années de passion folle que je promets.
Je souhaite que jamais rien de mal ne t'arrive et que tu ne meures jamais.
Je souhaite que ton fils m'aime assez pour un jour me considérer comme un membre de sa famille.
Je souhaite me réveiller à tes côtés tous les jours où c'est possible.
Je souhaite que tu rencontres mes amis, ma famille et tout mon entourage pour qu'ils voient à quel point tu me rend heureuse.
Je souhaite te rendre heureux et être là pour partager avec toi le rose et le sombre.
Je souhaite choisir les couleurs de nos murs un jour prochain.
Je souhaite, un peu follement, porter une robe blanche pour te rejoindre au bout d'une allée, entourés de ceux qu'on aime, si le cœur nous en dit.
Je souhaite te faire les plus beaux enfants du monde.
Je souhaite que tu lises ce blogue, parce que tu l'as mérité par ta patience et ta confiance, parce que je t'aime.

mercredi 4 juin 2008

Yulblog, ticket, détails, etc.

J'arrive du Yulblog où j'ai fait un saut très bref, histoire de voir qui s'y trouvait et de fixer les détails avec Daniel pour notre soirée théâtre de vendredi. Petite sortie qui m'a coûté cher compte-tenu que je me suis stationnée devant une borne fontaine sans le réaliser; j'ai très bien réalisé que j'avais un beau ticket de 52$ sur mon pare-brise en sortant par contre. *grrr*

Enfin, ça ne réussira pas à me rendre malheureuse, j'ai un sourire permanent dans la tête. Le Destin m'a joué un bon tour. Je m'étais dit qu'un mois complet serait nécessaire pour oublier la dernière mésaventure. Et je n'avais pas l'intention de chercher à rencontrer d'ici là. Sauf que, pour espionner Messire sur internet, j'ai dû me créer une fiche et quoique peu complète, cette fiche a fini par engendrer des échanges via msn avec un charmant inconnu. Ces échanges ont engendré des conversations téléphoniques de plusieurs heures. Ces conversations ont mené à un souper dimanche soir, qui a en a entraîné un autre lundi soir pour finir par une soirée chez lui hier soir. Trois jours, trois dates avec ce Sexy Gentleman (Ah! ah! finalement, trouvé un pseudo!).

Totalement imprévu, totalement parfait. Sexy Gentleman, a.k.a S.G., a 34 ans, un bon boulot, une maison à Laval. Il est éduqué, cultivé, adore voyager et partage ma passion pour le vin et la bonne bouffe. Il est intense avec une touche de romantisme et je sens vraiment que nous sommes sur la même longueur d'ondes. J'ai l'impression de toujours l'avoir connu et que je peux lui raconter n'importe quoi. J'ai des papillons quand je sais que je vais le voir, je vérifie la présence de texto sur mon cellulaire 15 fois par jour, et ce soir, je suis rentrée du Yulblog tôt parce que je voulais lui parler avant d'aller dormir (il est en voyage d'affaires, d'où que la 4ième date est pour vendredi). Je m'ennuie dès qu'on se quitte et je pense à lui pratiquement non-stop. Et ce qui est bien, c'est que lui aussi. Je le sais, car on se le dit, sans jouer de game ou tenter de cacher ce qu'on ressent. Je ne me rappelais pas que la passion avait ce goût-là; depuis Leloup, personne ne m'a inspirée des sentiments du genre...

Pas encore de red flags à l'horizon. Juste une nouveauté pour moi: il a un fils de 5 ans. Je n'ai jamais fréquenté de "papa". Et étrangement, ça ne me dérange pas du tout. Faut dire qu'il aimerait avoir d'autres petits un jour alors on a ça en commun. "Miroir, miroir, dis-moi qui sera belle-mère et si le Petit la trouvera cool ou marâtre?"

C'est très étrange tout ça. C'est rapide, toutefois la peine que j'ai eue pour mon histoire avec Messire a été aiguë et brève, je m'en suis remise beaucoup plus vite que je ne croyais. Je ne sens pas que S.G. est un rebound ou un palliatif. Je crois que j'avais besoin de rencontrer Messire pour me permettre de croiser la route de S.G ., que c'était comme un passage obligé. Je reste prudente, mais je me laisse aller.

samedi 31 mai 2008

Annie and the City

Mon superviseur m'a complimentée sur mon look quand je suis arrivée au bureau, je l'ai regardé et j'ai dit:"je vais voir Sex and the City ce soir". Il a sourit et dit: "Well, you look the part". S'en suivit une journée de fou à préparer ma présentation pour D.C., tout en sachant que je devrais la retravailler encore ce week-end. Note mentale: il faudrait d'ailleurs s'y mettre au lieu de bloguer.

Dix-huit heure! Je quitte le boulot direction le Marché Central où mon ami Marco m'attend, billets en main. La salle de cinéma est remplie de femmes qui, elles aussi, "look the part", et quelques spécimens mâles perdus dans cet océan d'œstrogène. Je ne révélerai pas le contenu du film, je ne vous ferais pas cela. Moi, j'ai beaucoup aimé. C'est parfois un tantinet long et moins "punché" que la série, mais de retrouver tous les personnages que je croyais ne jamais voir revivre de nouvelles aventures fût un pur délice pour moi. Alors j'attends maintenant la sortie du DVD pour pouvoir le revoir encore et encore!

Sortie du cinéma, la deuxième partie de la soirée pouvait commencer: alcool, danse et flirt avec un ou des inconnus! Marco, ma copine Frédérique et moi nous sommes rejoint chez France pour prendre un verre de vin avant de se rendre à Taverna. France a téléphoné à V. qu'elle avait croisé la semaine précédente afin de lui demander s'il serait là (si vous ne vous rappelez pas de lui, j'en parle ici, ici et ici). Donc une fois au bar, ce ne fût pas une surprise de tomber sur lui. Hum, peut-être que l'inconnu serait connu finalement! J'ai d'abord pris le parti de l'observer de loin sans un mot, surtout lorsque France m'a appris qu'il m'en voulait un peu. Mais l'alcool aidant, je n'ai pu résister et me suis approcher...

Ouf! le moins que l'on puisse dire c'est que la chimie physique passe entre lui et moi. Il a confessé que je lui avais fait de la peine l'été dernier avec mes indécisions, qu'il avait espéré. Avant de quitter le bar vers 3h, il m'a dit de l'appeler, n'importe quand, pour n'importe quoi, qu'il en serait content. Je ne comprends pas ce que je lui ai fait à celui-là que toutes ses intentions à mon endroit soient si sérieuses. Et je ne comprends pas non plus pourquoi je refuse de lui laisser sa chance...

... faut dire que je vous ai caché quelque chose: j'ai fort probablement une date avec quelqu'un d'autre dimanche soir. À suivre!

dimanche 25 mai 2008

Les lilas sont en fleur


Vendredi, je me suis levée et mon envie de mordre dans la vie était revenue. J'ai réalisé que de repousser toute pensée tournée vers Messire et vers le passé aidait beaucoup. Alors je tente de me tenir à cette résolution depuis: y penser le moins possible. Mon taux de réussite varie mais se maintient au-dessus de 85%.

Ce qui a aidé mon humeur, c'est la nouvelle que j'allais à Washington début juin pour le boulot afin d'y présenter les résultats de mon projet. Côté carrière, c'est intéressant et ça pourrait peut-être aider mon avenir dans la compagnie. Côté perso, je ne suis jamais allée dans la Capitale de nos voisins du sud, alors je me suis organisée pour avoir un peu de temps pour jouer la touriste et essayer d'avoir un peu le feeling de la ville. Et le gros plus: ce petit voyage justifiera l'achat de nouveaux vêtements *insérez ici une Annie avec un sourire montrant toutes ses dents*.

Hier soir, j'ai accompagnée mon ami Marco à un mariage. Ce fût l'occasion de me faire jolie et de mettre une toute nouvelle robe, ce qui fait toujours du bien au moral. Les nouveaux mariés étaient très sympathiques ainsi que les gens de notre tablée. La musique était excellente et j'ai fini par laisser de côté mes talons roses Miss Sixty pour pouvoir mieux sauter et tourner à souhait. Que j'aime danser sans me soucier de ce qu'on pense de moi! Que ça fait du bien à l'âme de bouger librement! Que ça fait du bien à l'ego de revenir avec la carte d'affaire d'un des rares célibataires de la place dans son sac à main...!

Il fait beau, les lilas sont en fleur et embaument l'air. Nous avons un lilas blanc dans la cour et tout à l'heure j'irai l'handicaper de quelques-uns de ses rameaux afin d'en avoir sous les yeux dans ma cuisine. Afin de me rappeler que c'est le printemps et que la vie est belle, malgré tout.

mercredi 26 mars 2008

Je suis un chat!


Mon amoureux écrit un blogue fictif en anglais. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'il a décidé de m'insérer dans son petit monde fantaisiste...

Allez voir ça: http://gargoyletoes.blogspot.com

mardi 25 mars 2008

Sourire

On se voit et je ne me sens pas savon. On apprend à se connaître et les possibilités de red flags s'effacent. Le mot engagement n'a même pas été mentionné puisqu'on dirait que pour lui, ça va de soi. Au lieu d'entendre parler de peur et de liberté, j'entends finalement exclusivité et relation. Il dit à ses amis que je suis sa blonde, il rencontre les miens et semble toujours prêt à m'accompagner dans mes activités sociales.

Messire est tour à tour drôle et sérieux; doux et ferme; gentil et vilain. Messire me plaît et me charme. Les choses évoluent rapidement, pourtant je ne veux pas m'enfuir, j'ai cessé de me poser trop de questions et, surtout, je n'ai même pas peur... *sourire*

dimanche 16 mars 2008

Une chandelle de plus soufflée

Une petite maladie et les préparatifs de mon party d'anniversaire m'ont tenue loin du clavier cette semaine. Cela en valait la peine...

Hier soir, j'ai eu la plus belle fête qu'on puisse avoir: des fromages, du vin, entourée d'amis que j'adore, des cadeaux en quantité et en qualité (je suis gâtée pourrie, vous ne pouvez savoir!) et même une séance de danse jusqu'à 4h du matin. Je suis crevée aujourd'hui, mais je souris.

Messire W n'était pas présent. La possibilité qu'il le soit a été étudiée et débattue. Finalement, je me voyais mal amener un gars que personne ne connait encore et qui ne m'a pas même embrassée encore, à mon anniversaire où je circule et essaie de jaser avec un peu tout le monde. Mais je le revois demain et je suis très impatiente. Très!

*****
Je veux écrire ici ce que je n'ai pas su dire hier soir aux gens qui m'entouraient:

Trente-deux ans pas de chum, pas d'enfants. Ce n'était pas le plan à l'origine. Mais si je suis célibataire, je ne suis pas seule, je suis entourée des meilleurs amis qu'on peut avoir. Certains d'entre vous me connaissent depuis plus de dix ans, certains depuis moins de deux ans. Certains me voient à toutes les semaines, d'autres à tous les mois, et je fais de mon mieux pour voir quelques autres plus d'une fois l'an. Peu importe depuis combien de temps vous êtes dans ma vie ou à quelle fréquence on peut se rencontrer, je sais que vous êtes là. Beau temps, mauvais temps, pour partager les joies et les malheurs, que ce soit en personne, au téléphone ou par courriel, vous êtes là. Vous êtes le rose dans mes bleus, le sourire à travers mes larmes, la main qui se tend pour me relever quand je tombe. Et pour ça, merci est un bien petit mot. Les amis sont le sel de ma vie, je vous aime.

samedi 8 mars 2008

Rendez-vous dans la tempête

Faut vraiment être craquée pour être sortie ce soir. Heureusement, on était deux aussi craqués l'un que l'autre! Jamais je n'avais eu à pelleter autant juste pour me rendre à une date. Je suis arrivée au resto en sueur, les cheveux tous croches et essoufflée. Mais l'effort valait le coup. Messire W est plus beau et plus sexy que sur ses photos. Il a des yeux très noirs, sait s'habiller et parle bien.

La conversation fût fluide au-dessus du couscous. Note mentale: un couscous par temps froid, c'est vraiment réconfortant. Messire W est charmant au point que ma main n'a pu s'empêcher de lui faire une petite caresse dans le cou. Et il y a eu un moment où je me serais volontiers penchée par-dessus la table pour voler un baiser. Mais non! soyons sage! Faire monter le désir est si agréable. Une fois dehors, dans la tourmente, on a échangé... deux bises! Il m'avait prévenu qu'il n'irait pas plus loin, mais j'aurais cru... Enfin! Nous nous reverrons... bientôt.

T comme...

Tempête!
Tellement de neige
Trottiner jusqu'à la Promenade Fleury
Tenter de ne pas trébucher
Tenir conversation avec la couturière
Très précautionneusement revenir
Trouver que l'auto commence à être plus blanche que bleue
Tentative réussie de se convaincre de sortir la pelle
Trop d'exercice dehors vous rend essoufflée
Tannée de l'hiver, vraiment
Tombée sur les fesses dans le banc de neige
Tremblement des lèvres...
Transformation du sourire en rires
Tanpis! je rentre prendre un thé chaud!

mardi 4 mars 2008

De l'imprévu qui fait sourire

Dans mon état perturbé des dernières semaines, un soir où je cherchais un mauvais coup à (me) faire, je me suis ré-inscrite sur Réseau-Contact. J'ai d'abord créé une fiche bidon, juste pour magasiner le mâle montréalais disponible, puis me suis raviser et j'ai fait un vrai profil. Pas été trop difficile, j'ai utilisé la même fiche que vous pouvez trouver ici. Je me suis dit que tant qu'à être déprimée, ce serait peut-être "ego-boostant" de recevoir quelques messages d'admirateurs virtuels.

Même sans photo et avec une fiche en attente de validation, j'ai commencé à recevoir du courrier en-dedans de 15 minutes. Je me demande d'ailleurs ce qui fait qu'un gars peut envoyer une lettre te disant que vous avez beaucoup en commun en se basant sur ta grandeur et ta scolarité. Ça a pris 30 minutes pour que je sois terrorisée devant les efforts à fournir pour gérer les messages instantannés et pré-fabriqués qui n'arrêtaient pas de rentrer. Je me suis débrancher en me demandant comment je faisais avant pour faire un tri intelligent entre les caves qui vous insultent et les "trop-motivés" qui vous envoient leur numéro de téléphone sans vous connaître, et dénicher dans le tas quelques gars potentiellement intéressants. Et je me demandais surtout, par quel concours de circonstances extraordinaire, LeLoup et moi avions réussi à nous trouver l'un l'autre dans cette jungle, il y a bientôt 6 ans. Est-ce que c'est possible que la magie opère à nouveau avec un bon gars, LE bon gars...?

Les deux jours suivants, je vais faire mon tour, je lis mes messages, regarde les profils, "delete" la majorité et ne répond à personne en me disant que je n'ai pas l'énergie. Mais voilà que l'un d'entre eux se fait remarquer. Son profil me plaît, les photos ne sont pas mal et j'aime beaucoup la subtilité qu'il utilise pour parler de ses intérêts, habile test pour mesurer celui de l'autre. Après deux ou trois messages échangés, on s'ajoute sur nos contacts msn. Il m'envoie un mot au travail, auquel je ne réponds pas car je le lis deux heures en retard (n'étant pas au boulot pour le "chat" tout de même). Et même si parfois, je vois qu'il est en ligne, je n'ose pas l'aborder par la suite, doutant encore de ma capacité à être une fréquentation intéressante ces jours-ci.

Finalement dimanche, il m'envoit l'adresse de son blogue par msn. Quelle surprise! Il blogue! Ses textes sont fictifs mais dénote une belle imagination et son vocabulaire est riche. Je lis tout et lui dit bravo. Je lui dit que je blogue aussi, mais que je préfère ne pas lui donner l'adresse du site pour l'instant. S'engage alors un "chat" qui durera quelques heures. On a beaucoup en commun et quelques divergences, juste ce qu'il faut pour mettre du piquant dans l'affaire. Finalement, on fait le pas vers le téléphone. La conversation coule, pas de silence, pas de malaise. On jase longtemps et on finir par parler de se rencontrer. En moins de deux, me voilà avec une "date" pour samedi soir à l'agenda.

Et j'ai hâte. Je garde la tête froide, je me remémore tous les rendez-vous horribles que le Réseau est en mesure de fournir et que, si c'est souvent beau sur papier, la réalité est souvent très différente. Mais j'ai hâte. Je n'arrive pas à tuer le bon "feeling" face à cette rencontre. Il me semble que les choses ont été si facilement, que c'est un signe positif. J'ai hâte.

dimanche 17 février 2008

Chocolat chaud

Week-end qui se termine sur une Annie fatiguée, mais souriante. De l'escalade vendredi. Une bonne bouffe entre amis samedi. Et dimanche, une date dans le quartier latin, un chocolat chaud, des rires, le film Borderline, une bière, des mains qui se caressent, une discussion, un baiser.

C'est très différent d'être devant quelqu'un qui ne joue pas de "game", qui dit ce qu'il pense comme il le pense, pas juste ce qu'il croit que tu veux entendre. Un gars qui est tel qu'il est, avec ses "trops" et ses manques, ses besoins et ses peurs, et qui n'hésite pas à en parler. Enfin, de l'honnêteté! Comme il est ainsi, ça me permet d'être moi, sans artifices, aussi franche que j'aime l'être. Et c'est reposant. Et très tentant.

jeudi 7 février 2008

Post-Yulblog

Hier soir, je me suis rendue au Yulblog. Finalement! J'ai retrouvé mes amis Le Célibataire et Sourcil Jaune qui étaient assis un peu en retrait avec La Souris. On a profité du 2-pour-1 sur les cocktails et j'ai payé la bière promise à SP4M (mais gentleman comme il est, il a tenu à m'en payer une par la suite). Puis le Lapin Blanc s'est joint à nous. J'ai le regret d'annoncer au Voyou que nous n'avons pas consommé le fruit de notre virtuel intérêt l'un pour l'autre. :P

J'ai aussi fait connaissance avec Panique, L'indécise, Laurent, Debbie et Daniel, tous blogueurs forts sympathiques. Miss Klektik est apparue avec un t-shirt portant le slogan "Don't fuck the blogroll" que je lui envie beaucoup! J'en veux un rose! SP4M m'a fait parlé à la caméra de Laurent, à mon grand désespoir. Je ne suis pas naturelle à l'écran et j'espère être coupée au montage.

Au final, une très belle soirée, aussi arrosée que je l'avais au départ souhaitée.

mardi 29 janvier 2008

Douce fatigue

C'est lundi et je contemple mon écran d'un air peu convaincu lorsqu'un courriel de D. arrive. On ne s'est pas vus depuis un certain temps, pour cause de rhume et d'horaires fous. On échange quelques courriels et j'accepte avec grand plaisir son invitation à souper chez lui. La nuit est incluse, bien sûr.

Après un bref passage chez moi pour une douche et ramasser un sac comprenant tout- ce- dont- une- fille- a- besoin- pour- dormir- ailleurs- sans- que- ça- paraîsse- au-travail- le- lendemain, j'arrive chez lui, San Pellegrino et syrah en renfort. Il avait fait un ragoût de veau qui embaumait tout l'appartement. J'aide avec les pommes de terre tout en prenant l'apéro et racontant mon flot d'inepties habituelles.

On s'assoie pour manger son super ragoût tout en dégustant un bolgheri sublime et en rigolant. Ce n'est tellement pas difficile de savourer l'instant avec lui. On laisse tomber le dessert pour finir le vin, tranquilles sur le sofa. Du sofa à la chambre, il n'y a qu'un rapide tour dans ses bras... douce intensité...

Une des choses que j'aime le plus avec L'Épistolier, c'est la façon dont on dort collés en cuillère. On s'éloigne parfois, mais on revient toujours dans cette position-là. Si je vais aux toilettes, quand je reviens, il ouvre les draps pour que je me glisse contre lui. C'est craquant.

Je suis partie travailler ce matin, sourire aux lèvres, heureuse même si un peu épuisée de la nuit trop courte... parce que c'est la plus douce des fatigues.

mercredi 16 janvier 2008

Coup de fil

Avant les Fêtes, une amie m'a demandé si elle pouvait donner mes coordonnées à un gars de son entourage. Apparemment, après une discussion sur l'engagement dans un 5 à 7, mon nom a été mentionné et il s'est montré intéressé. J'ai accepté qu'elle lui donne mon adresse et il m'a envoyé un ou deux courriels laconiques. Il devait m'appeler, mais je suis partie en vacances sans que ça se produise. Puis il y a eu Noël et la folie des partys.

Finalement, il m'a téléphoné hier soir. Quarante-cinq minutes de conversation parsemée de "red flags" assez gros que je crois qu'on pourrait même les voir de la station spatiale internationale. Disons que sans être fendant, il avait l'air hautement sûr de lui, comme si c'était dans la poche. Il a beaucoup parlé travail et argent; en fait, il a même réussi à me dresser une liste sommaire de ses biens: condo, chalet, bateau. Mon petit côté vert a été choqué d'apprendre que bien qu'il vive près de son lieu de travail et que le transport en commun soit disponible, il utilise son auto pour aller au boulot. Je n'ai pas osé demander ce qu'il conduit, mais je parie sur un SUV (le type de véhicules que je méprise le plus). Ne vous méprenez pas, c'est surement un type bien, sinon ma copine n'aurait pas agit comme entremetteuse, ce n'est juste pas mon style de gars.

Je préfère les nerds aux matérialistes. J'aime un sens de l'humour à plus d'un niveau et un sens de la répartie digne d'un débat des chefs. Je me vois avec un épicurien/écolo modéré/bien dans sa peau/sociable/sensuel ou un intello/bouffon/passionné/conscientisé. Je me vois mal avec un workaholic focusé sur son portefeuille et sa toute nouvelle télé plasma, intéressé seulement à moi en tant qu'ajout à ses possessions.

Et L'Épistolier dans tout ça? Ma foi, il est toujours sous évaluation... une évaluation prudente, en profondeur et très agréable...

mardi 8 janvier 2008

Escalade, vin, etc.

Plus grand, plus blond, aussi beau que dans mes souvenirs. Toujours aussi drôle et cool. On est allés grimper. J'ai beaucoup aimé le voir faire une voie, tout en fluidité et rapidité. Ses conseils m'ont permis de me dépasser et seront très utiles dans le futur. On s'est bien amusés dans une atmosphère d'innuendos plus ou moins subtils. Après seulement 15 minutes, on parlait déjà du vin que l'on boirait après...

Une fois chez lui, on a pris un verre en regardant les photos de son dernier voyage. On a discuté. Fidèle à mes résolutions, j'ai profité de l'instant sans vraiment regarder ma montre, sans penser aux conséquences. J'ai profité de la charmante compagnie et savouré la conversation qui coulait aussi bien que le bon vin. Je ne me suis pas posé de questions existentielles au moment où nos corps se sont rapprochés (enfin!). À quoi servirait-il de nier qu'entre D. et moi, le courant passe? Tout est si intense, ça m'étonnait l'été dernier et ça m'étonne encore. C'est peut-être une question de phéromones. Je peux difficilement expliquer cette envie de lui et d'oublier tout en-dehors de lui et moi, ce goût que j'ai que ça ne s'arrête pas et cette sensation de froid quand il s'éloigne ensuite.

Et maintenant? Maintenant, je savoure les souvenirs. Que sera, sera. Whatever will be, will be. Qui vivra, verra.

jeudi 3 janvier 2008

Correction...

... lundi soir prochain, je revois L'Épistolier. (Ben oui! on a annulé. Ben oui! c'est lui qui a annulé. Ben oui! il avait une bonne raison. C'mon guys! Give him a break!)

mardi 1 janvier 2008

Il était une fois

Il était une fois une fille intelligente et un gars brillant. Chacun de leur côté cherchant cet autre pour combler un manque dans leur vie. Un ami commun les met en contact. Ils se voient et se plaisent. Assez pour se revoir encore et encore. Jusqu'au jour où ils se quittent, faute de s'être parlés et compris.

Le temps passe. Elle a parfois des regrets qu'elle chasse en s'étourdissant avec d'autres. Elle se dit qu'il est probablement déjà passé à autre chose. Rares sont les hommes comme lui qui demeurent libres longtemps.

Un jour, leurs amis communs leur parlent l'un de l'autre et ravivent un peu l'intérêt. Elle lui écrit, il répond. De courriel en courriel, ils tentent d'expliquer le passé. Le lire lui fait du bien, entre chaque ligne elle retrouve ce qui l'avait charmée. Finalement, ils décident de se revoir, sans attentes ni promesses.

Demain, je vais faire de l'escalade. Demain, je vais grimper sous l'oeil attentif d'un expert. Demain, je revois L'Épistolier.

dimanche 30 décembre 2007

D'inspiration cubaine

Voici quelques mots écrits sur une plage...


*****

Premier jour de beau temps depuis notre arrivée, les nuages sont partis et le vent s'est calmé. Enfin, le soleil. La chaleur glisse sur ma peau, impression que mon corps se détend et s'étire pour mieux profiter de la caresse. Ici, on oublie la vie qu'on avait sous la neige. Le travail, les collègues, Noël et les cadeaux, ma famille, mon chat... envolés! Ici, je ne suis plus une montréalaise célibataire début trentaine, ici je ne suis qu'Annie. Et c'est assez.

*****

Elle est là avant lui. Il ne la reconnaît pas tout de suite, elle lui tourne le dos. Il s'approche, lui touche l'épaule. Elle lève les yeux vers lui, sourit de le voir enfin là. Il se penche pour l'embrasser sur les joues, elle sent bon. Elle souhaite que ce contact trop bref se prolonge, déjà il se redresse. Elle soupire de le voir aussi beau que dans ses souvenirs. Elle se lève pour le suivre. Il se dit qu'elle lui plaît encore. Elle se dit qu'il lui plaît toujours. Il lui cède le passage devant l'escalier. Elle le frôle volontairement en fermant les yeux à demi. Il retient son souffle et l'envie qu'il a de la retenir. Ce n'est ni le moment ni l'endroit. Plus tard. Plus tard, après s'être longtemps effleurés, après que les regards appuyés aient tout avoué, après qu'ils aient cessé de faire semblant. Alors, ils partiront vers un ailleurs où ils seront seuls.

*****

Aimer. Incapable de s'en empêcher. Le savoir. Ne rien pouvoir faire que de constater. Penser à lui et rêver de l'apercevoir. Qu'il te manque à en pleurer. Ne pas ignorer que l'espoir est mince et la déception probable. Le chasser de ton esprit par un plongeon dans la mer.

*****

Ici, le sable; là-bas, la neige. Ici, le temps qui s'étire et là-bas, toujours en manquer. Ici, une peau chaude, douce et dorée; là-bas, une peau blanche qui a froid et sèche. Ici, mes pieds nus en liberté; là-bas, la prison des chaussures. Ici, le regard des hommes te dit que tu es belle dix fois par jour; là-bas, le regard qui seul compterait t'échappe sans cesse.

lundi 19 novembre 2007

je... il... ça...

Voilà les mots ne me viennent pas parce que j'ai trop peur de mettre noir sur blanc ce qui se passe dans ma tête... dans mon coeur...

Une date intense vendredi. Terminée très tard en se promettant de se revoir dimanche. Puis la déception que j'avais redoutée lorsque dimanche, il me dit qu'il est trop fatigué pour me voir. Puis l'espoir avec sa proposition pour un cinéma mardi. Mardi, c'est demain. Et tout ce que j'ai c'est peur de me faire mal. Au lieu d'être heureuse, je suis juste effrayée que ce soit à sens unique. Il est si jeune, pas étonnant que les mots honnis aient déjà franchi ses lèvres: peur de l'engagement...

mardi 13 novembre 2007

Entrefilet


Je l'ai fait! Ok! j'avoue qu'une coupe de vin rouge a aidé à trouver le courage nécessaire, mais j'ai bel et bien appelé Sébastien ce soir. Plus d'un mois après notre rencontre, il m'a reconnue tout de suite. On a jasé une heure, je lui ai laissé mon numéro et on devrait se voir vendredi... Note mentale: on est belle, on est fine et on est capable d'appeler un gars un mardi soir et de le déranger pendant la game des Canadiens!