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lundi 7 juillet 2008

Dix jours

Dix jours sans bloguer, dix jours de réflexion, dix jours à rire de voir les stats dégringoler. Certains jours, l'écriture me manque; d'autres, je n'ai pas ni le temps ni la volonté de mettre l'ordi en marche. Vos commentaires me sont acheminés directement par courriel, difficile de les ignorer; certains m'ont donné envie de tirer la plogue, d'autres alimentent encore ma réflexion. Les grandes questions demeurent pourtant sans réponses: "pourquoi je bloguais? pourquoi je continuerais? dois-je changer de sujet?".

D'ici là, je répond à certains points soulevés en commentaires ou extrapolés de ceux-ci:
  • Je n'ai jamais été aussi sensible aux commentaires que ces temps-ci. Je crois que je tente de protéger mon bonheur de ce que je perçois comme des insultes. Choisir de raconter mes (més)aventures amoureuses allait tellement de soit au départ, car ça semblait intéresser mon entourage depuis longtemps. Mais ce que je vis actuellement, j'aimerais le mettre en mots sans que ce soit terni.
  • Ce n'est pas moi qui ait dit les mots "je t'aime" en premier. Mais quand il l'a fait, sûrement trop rapidement aux yeux de tous, j'ai répondu "moi aussi". Je ne vis pas seule sur ce nuage. Depuis le début, nous arborons tous deux les lunettes magiques qui font voir la vie en rose. On est sur la même longueur d'ondes sur tout. Votre menton rejoindrait vos genoux de savoir tous les projets dont on parle... D'y penser, moi ça me fait rire!
  • Il a lu tous les textes du blogue qui le concernait en ma présence. Il n'est pas parti en courant, même si je lui ai dit de se sentir à l'aise de quitter s'il trouvait le tout démesuré. Finalement, il m'a fougueusement embrassée et m'a dit que j'écrivais bien.
  • Mon horloge biologique se porte très bien, merci. Si je n'ai pas d'enfants aujourd'hui, c'est par choix. Je n'ai pas le désir d'en avoir coûte que coûte, j'en veux avec la bonne personne. Bien sûr, j'y ai rêvé quelques fois avec certains dans le passé, mais pour beaucoup, j'ai changé d'idée bien rapidement, c'est qu'on ne fait pas d'enfants avec un gamin. Donc, je n'en ai toujours pas. J'en veux encore, mais même si je vieillis, je n'ai pas envie de forcer quoi que ce soit. Faut faire confiance à la vie, que sera sera!
  • Est-ce que je désire me caser? Oui et non. Oui, avec la bonne personne. Définitivement non pour les autres. Les offres de type "raisonnable" n'ont pas manqué dans ma vie et si une maison dans le 450 avec 1,3 enfant, deux autos, une piscine et un chalet avait été tout ce que je désirais, bordel que je me serais éviter de la peine en acceptant une de ces propositions! Le problème avec moi, voyez-vous, c'est le refus de me "contenter" d'un gars gentil que j'affectionnerais sans l'aimer réellement. Je n'ai jamais cru aux compromis sur les sentiments.
  • J'ai toujours su que mon intensité faisait peur. Intense, je le suis parfois trop. Aujourd'hui, j'ai dans ma vie quelqu'un dont l'intensité correspond à la mienne. C'est la passion du début, ça peut s'effriter, je ne le sais que trop bien. Toutefois, j'ai le sentiment que ce ne sera pas le cas de sitôt.
  • Blogicide? Fatalement, tout blogueur tue son blogue. Souvent par manque de temps d'après les décès récents. Je ne sais pas si j'en suis là. Je ne le sais toujours pas.

vendredi 27 juin 2008

Indécise (édité)

Je n'ai pas eu une super journée aujourd'hui. Je suis irritable et les commentaires les plus inoffensifs m'atteignent. Et je viens de tomber sur ce texte du Voyou qui me laisse un goût amer en bouche et le goût de fermer ce blogue.

Je n'aime pas la critique de façon générale, ça c'est un problème avec lequel je dois "dealer" régulièrement. Si quelqu'un s'était mis en tête de critiquer mon blogue pour son style (ou son absence de), pour la qualité de mon français ou la redondance du thème, la pilule passerait mieux. Mais ces temps-ci, ce que je lis, ce sont des critiques sur ma vie et mes choix personnels. D'accord, peut-être que vous avez appris à m'apprécier au point de vous inquiéter de ma santé mentale et que vous ne voulez que mon bien, je vous en remercie. En attendant, chaque commentaire mi-figue mi-raisin est un clou de plus dans le cercueil de ce blogue.

Ça servirait à quoi que je continue à vous raconter que je suis heureuse et amoureuse quand vous n'attendez que la chute? Quand certains sont convaincus que je suis dysfonctionnelle au point que ce n'est qu'une question de temps avant la prochaine rupture? Pourquoi je devrais écrire mes aventures et ensuite vous les justifier? Non, seulement je n'ai pas à faire ça, mais ça me tente de moins en moins.

Je prend une pause pour un temps indéterminé.

Pour être plus claire, ce n'est pas seulement la question des critiques qui me fait remettre en cause l'existence du blogue. Il y a aussi le manque d'inspiration et le manque de temps. Tant qu'à écrire des inepties, autant arrêter.

mercredi 21 mai 2008

Déboussolée

Je suis vraiment mêlée. Mes émotions vont du haut au bas dans un cycle anarchique incompréhensible. Hier, je suis allée travailler; aujourd'hui, je n'en avais ni la force ni le courage. Je sais que ça ne m'aide pas de rester seule chez moi, mais c'est tout de même ce que j'ai fait. J'ai regardé la télé tout en magasinant les voyages, les condos, les chaussures et les sous-vêtements sur internet. Je n'ai rien acheté. Je sais que je veux dépenser pour me consoler et me soigner par magasinothérapie.

Je n'ai pas le goût de grand chose. J'ai repoussé l'escalade jusqu'à vendredi. Je n'ai pas fait de lessive depuis plus d'une semaine et je ne saurai pas quoi porter demain si je ne pars pas une brassée. J'oublie de manger et quand mon estomac se plaint, je mange des cochonneries. Faut dire qu'il y a quelque chose qui est train de pourrir dans le frigo qui en rend l'ouverture peu appétissante. Si j'avais de l'argent cash, je pourrais me "caller" du chinois, mais je n'en ai pas et le guichet est loin. Mes cahiers d'école me lancent des regards d'enfants délaissés et même si je sais que je devrais mettre les bouchées doubles si je veux arriver à finir mon cours, je n'arrive pas ouvrir un livre. Je dois m'acheter un soutien-gorge pour aller avec ma nouvelle robe d'ici samedi, car j'accompagne un ami à un mariage, mais ça me semble une tâche impossible que de sortir et me rendre au centre d'achats.

J'essaie de focuser sur des trucs futiles qui me tentent: la finale de Grey's Anatomy demain soir, celle de Lost la semaine prochaine, les noces de mon collègue en juin, mon prochain voyage avec mes amis prévu pour janvier, le concert que je vais voir en août avec ma famille, la sortie du film Sex and the City dans 9 jours. Je me fais la liste des choses que j'aime: mon lit, mon chat super affectueux (très pratique actuellement), mon quartier, mes nouvelles lunettes de soleil, mon pyjama avec le petit lion sur la camisole, mon vibrateur rose (chocking hein?! ben oui, j'ai une libido!), ma poivrière Peugeot, mes gros bols rouges pour manger de la soupe ou du gruau, mon barbecue et ma table sur le balcon. Je me fais ensuite la liste des gens que j'aime et qui me supportent, ça c'est tout de même une trop longue liste pour que je l'écrive ici, mais c'est le plus important. Je ne sais pas où j'en serais sans mes amis. Probablement au troisième sous-sol côté moral. Et je me rappelle de tous les mots d'encouragement que j'ai reçu via ce blogue, via msn, via courriel. C'est assez extraordinaire de voir que des gens que je ne connais pas ou si peu se soucient de mon bien-être.

Ma peine actuelle commence à tourner moins autour de Messire. Je vois bien que nous étions incompatibles malgré les apparences au départ. Ça n'empêche pas le fait qu'il me manque encore. Mais la raison de ma déprime actuelle, c'est de ne plus trop savoir où je vais et qui je suis. Cette relation a réveillé de vieilles insécurités que je croyais derrière moi. Je me sens comme si je n'avais plus rien à offrir à un partenaire potentiel, comme si j'étais vide et inintéressante. Et par conséquent, je me demande si je vais finir ma vie seule. Seule avec trois chats affectueux.

lundi 19 mai 2008

Essayer de se relever

Hier est venu le coup fatal. J'ai cette habitude de me faire une fiche bidon sur Réseau-Contact quand je suis en peine d'amour afin d'aller voir si certains hommes partagent réellement mes valeurs. C'est ce qui m'aide à ne pas devenir amère, je crois. Après avoir constaté qu'il y avait nombreux candidats qui semblent chercher la même chose que moi, j'étais soulagée. Je ne sais pourquoi, c'est sans doutes le démon lui-même qui m'a inspirée, mais j'ai tapé l'ancien pseudo de Messire... et son profil est apparu.

Le même pseudo. Le numéro de membre indiquait qu'il y était bien avant moi. La même fiche cherchant la même chose, pas même une virgule changée. Abonné privilège qui plus est. Et en ligne.

J'ai eu une crise de larmes incroyable: je n'avais pas compté pour lui! Le gars qui voulait me faire des enfants se cherchait déjà un nouvel utérus! Une petite relation de deux mois ne mérite même pas plus de 48h de deuil! Je voulais l'appeler pour l'insulter, mais à la place j'ai appelé une amie. Elle est venue chez moi, m'écouter, conseiller, consoler. On a passé l'après-midi ensemble, on a été souper au resto et elle est repartie en soirée. Merci Julie, merci du fond du cœur.

Ce matin, je me réveille et je n'ai plus de larmes. Il ne peut plus me faire de mal, il a déjà fait le pire. J'ai l'ego au ras du sol. Je n'ai pas très envie de travailler demain, mais je sais que c'est nécessaire de m'occuper, quitte à ne pas être aussi efficace que d'habitude. C'est le temps de reprendre pieds, de me relever et d'essayer d'avancer. Je vais retrouver mon équilibre et me reconstruire une nouvelle vie.

samedi 17 mai 2008

Liste des choses à faire


  • Changer mon statut sur le blogue: fait hier matin
  • Changer mon statut sur Facebook: fait hier soir
  • L'effacer de mes amis Facebook et de mes contacts msn: fait hier matin
  • Boire trop de vin avec les copines: fait hier soir
  • Ventiler, bitcher, laisser sortir le fiel: fait hier soir avec les copines
  • Avoir la gueule de bois parce que bu trop de vin: fait ce matin
  • Étirer la jambe à la recherche de la jambe virile qui s'y trouvait il y a si peu: fait hier dans la nuit
  • Pleurer en découvrant que cette jambe n'y sera plus: fait hier dans la nuit
  • Se rappeler le premier baiser au restaurant et pleurer: fait hier dans la nuit
  • Se souvenir de vos premiers "je t'aime" et pleurer: fait hier dans la nuit
  • Débattre avec soi-même ce qui aurait dû/pu être: fait hier dans la nuit
  • Effacer son nom du carton d'invitation au mariage de mon collègue: à faire dès que j'en aurai la force, mais d'ici mardi
  • Laver les draps pour effacer toute trace de lui: à faire ce matin
  • Répondre à son énième e-mail en pleurant: fait maintes fois
  • Serrer "son" oreiller en pleurant avant de le laver, faute de réelle rupture physique que la technologie moderne nous a "épargnée": probablement ce matin
  • Se rappeler cette face craquante si drôle qu'il faisait: fait juste là, à l'instant
  • Pleurer parce qu'il te manque: en cours
  • Pleurer sur ses mains habiles qui ne parcourront plus jamais tes courbes: en cours
  • Accepter de ne pas le revoir jamais: en cours sans grand succès
  • Te maudire et te traiter de tous les noms: fait à chaque deux-trois heures
  • Faire fondre sa crème glacée à la saveur étrange que je ne mangerai pas: à faire aujourd'hui
  • Se laver, se mettre belle et aller faire les courses pour le souper de ce soir: à faire cet après-midi
  • Te retrouver en boule sur ton lit en train de pleurer: sera fait régulièrement ce week-end
  • Résister à l'envie folle de le revoir: continuellement
  • Aller souper chez mes amis et me faire consoler: à faire ce soir
  • Aller grimper: dimanche et/ou lundi
  • Peindre mon appartement: à faire au cours du mois
  • Réfléchir longtemps avant de peindre ma chambre en rose: en cours
  • Aller danser, me saouler et flirter avec tous les inconnus: à faire samedi prochain
  • Rescaper le cours que tu allais abandonner par faute de temps: d'ici les deux prochains mois
  • Tenter de faire survivre l'orchidée qu'il m'a donnée: à faire pendant les prochains mois
  • Essayer de respirer à travers la douleur: en cours
  • Pleurer de savoir que quelque part pas très loin, il souffre aussi et vouloir effacer sa douleur: régulièrement
  • Mettre de la crème sur tes yeux bouffis: tous les jours cette semaine
  • Oublier l'image de sa main sur un éventuel bedon arrondi dans une maison dans le 450: sérieux? ça aussi? svp, donnez-moi une couple de semaines, peut-être l'été pour celle-là
  • Pleurer: en cours
Mon Dieu, la très grande Édith Piaf

Vendredi moche


"Vendredi moche" est le titre du courriel que j'ai lu ce matin en arrivant au boulot vers 9h15. Messire me l'avait envoyé à 7h47. Il va comme suit:

Allô Annie,

J'ai pris le temps de réfléchir hier soir. Je ne dois pas passer par quatre chemins : nous ne sommes pas compatibles, bien que je le veuille.

Je ne voulais pas casser avec toi par courriel, surtout pas un vendredi matin quand je sais que tu vas me reprocher de ne pas être productive de la journée et que tu vas être endolorie au travail. Je voulais te le dire en face à face, mais quand ? Ce soir, tu viendrais chez moi et tu retournerais directement chez toi ? Après le party ? Dimanche ? Ce serait bien trop hypocrite. J'espère donc que tu sauras me pardonner.

Annie, mes proches m'ont vu aller depuis quelques années, à chercher la Bonne. Ils connaissent tous mes critères : celle qui saura me dompter et celle qui saura m'endurer. Je suis brusque. Je suis franc. Il me faut quelqu'un à la couenne PARTICULIÈREMENT dure. Depuis un certain temps la "sale petite peureuse" s'est interposée entre nous et je ne suis pas armé pour "dealer" avec elle. Je ne suis pas capable de me servir de subtilité pour tenter de désamorcer des situations difficiles. Je croyais le pouvoir, mais j'ai échoué.

Tu es magnifique. Complètement désirable et brillante. J'étais fier de sortir à tes côtés et de t'avoir comme petite blonde à moi. Maintenant, je me dois de couper pour que nous puissions tous les deux passer outre et trouver nos atomes recourbés.


Je t'adore, et ça m'arrache le cœur.
Bises, Messire


Le lire et le relire ne change ni le message ni la blessure. Et peu importe les excuses, je viens de me faire "flushée" par courriel. That is an all time low. Je ne comptais pas assez pour qu'on daigne me parler face à face, ou du moins au téléphone. L'idée que ça aurait pu être pire (un texto sur mon cell? tant qu'à y être!) est une maigre consolation. Ensuite, on me demandera pourquoi je n'ai pas confiance en moi et en mes relations? Sérieusement?

La journée fût des plus pénibles. Beaucoup trop de collègues m'ont vu m'effondrer aujourd'hui. Pas tout à fait l'image de la professionnelle que j'aimerais donner. Mais j'ai fait la journée. J'ai fait l'expérience prévue. Même le cœur brisé, le moral à zéro et le cerveau confus, j'ai réussi à faire ce que je devais faire.

Je ne vais pas très bien à l'heure tardive où j'écris ces lignes. Je ne suis pas à jeun, certainement vous me le pardonnerez. Et il me manque déjà. Terriblement. J'ai tellement cru à cette histoire. Jusqu'à très récemment, je pensais avoir enfin être arrivée au port. J'ai frôlé bien des rêves du bout des doigts avec lui. Mais les remous du passé ont eu raison de tout. Même si j'ai essayé si fort d'être la Bonne... de tous ceux rencontrer cette année, Dieu seul sait qu'il l'aurait mérité amplement.

vendredi 16 mai 2008

Kill me now...

... svp, abattez-moi que ça arrête de faire mal. Pourquoi le bonheur m'échappe toujours? Pourquoi j'y crois à chaque fois? Pourquoi je m'investis autant?

Je suis célibataire...

lundi 12 mai 2008

To blog or not to blog

Mon blogue est plate. Depuis que j'ai rencontré Messire, nulle mésaventure à raconter. Et je me censure. Je me censure comme jamais. La preuve, depuis hier soir, j'ai mis deux textes en ligne que j'ai dû retirer pour éviter de faire trop de remous dans une situation déjà bien assez compliquée. Pourtant ce blogue c'est ma zone perso, mon moyen de ventiler et de faire de l'introspection. Ma façon de créer, de finalement écrire régulièrement, de me gagner un lectorat. Ça ne se veut pas un moyen d'attaquer et de faire suer qui que ce soit. Même si c'est arrivé quelques fois.

Quand j'ai commencé à bloguer, je m'étais donné comme défi de tenir un an. L'année s'achève bientôt, le 6 juin pour être précise. Et le dilemme est grand à savoir si je serai encore là. Je suis plutôt fière de ce que j'ai fait avec ces pages roses, le côté thérapeutique de l'écriture ne m'a pas échappé et de pouvoir délier mon imagination me fait du bien. Mais la censure me tue. De ne pas pouvoir tout dire exactement comme je le perçois, comme je le sens, comme j'ai envie, ça me coupe les ailes. Alors pourquoi continuer? Je réfléchis.

dimanche 11 mai 2008

Grand malaise

Ce matin je suis allée déjeuner avec Messire et deux de ses copines. L'une est son ex et l'autre devait servir de paratonnerre dans cette rencontre délicate entre le passé et le présent. Ce fût difficile et peu agréable pour tous.

Je n’ai pas créé la situation, je suis juste tombée dedans. Je ne savais pas la nature exacte de leurs relations quand j’ai rencontré Messire. Je ne savais pas qu'il avait une amie moderne qui prenait beaucoup de place dans sa vie. Si je l’avais su, je ne l’aurais pas revu. Car je suis de celles qui n’aiment pas marcher dans les platebandes des autres. Je n'aime pas le flou non plus. Je ne savais pas.

Des disputes sur le sujet, on en a eu notre lot. J'ai cru que cette rencontre pourrait calmer les choses. Mais il semble que c'est moi la méchante de l'histoire peu importe ce que je fais. Ben vous savez quoi? C'est pas vrai! Je ne suis pas méchante. Ni victime. Ni folle. Je suis juste une fille mal à l'aise dans la situation où elle se trouve. Le malaise est grand parce que j'ai déjà joué tous les rôles de ce genre de comédie pathétique. Et j'en ai ma claque aujourd'hui. Royalement marre! Je suis très loin d'être parfaite, j'ai un sale caractère et suis intransigeante sur bien des points. Pourtant, j'ai réussi à passer par-dessus mes démons intérieurs pour me rendre à cette rencontre et tenter un rapprochement. Ceux qui me connaissent bien sauront ce que ça m'a coûté. Et ça me fait suer de me faire encore reprocher des choses sur le *&%$#! de sujet malgré tout!

samedi 3 mai 2008

Ouch!

Ce soir, M. Communication a appelé un taxi et est parti de chez moi en laissant son auto devant ma porte. Je suis championne pour les faire fuir. Je ne sais trop comment je m'y prends, si je le savais je me prendrais un brevet. Fatalement, Messire a préféré la porte plutôt que de rester discuter du malentendu survenu de nulle part. Alors vendredi soir, minuit, je pleure sur mon sofa en me maudissant. Pas certaine de qui ou quoi blâmer en fait. Et la vilaine petite voix impertinente murmure qu'on pourrait s'acheter un condo pour y élever 3 chats en vieille fille endurcie et haïssable, au lieu de s'acheter une maison à deux et de fonder une famille.

Je ne sais pas grand chose, mais je sais que je déteste me sentir comme ça. Que je suis allergique aux yeux bouffis d'avoir trop pleuré, aux cernes de ne plus dormir, aux joues creuses de la perte d'appétit. Je ne veux plus de ça. Plus jamais. Alors si ce conflit ne se règle pas... il n'y aura pas de suivant. Je ne souhaite plus me rendre vulnérable. Je ne veux plus souffrir ainsi. La Vie apporte assez de petites misères sans que le Cœur me fende continuellement pour un regard sombre. Sérieusement, je n'en peux plus. Je comprends mal pourquoi je suis où je suis, mais c'est assez. J'ai fait/dit/donné tout ce que j'ai pu et cela ne semble jamais assez, jamais ce qu'il faut, jamais ce qu'on cherche. Pourquoi s'obstiner?

Messire est fâché, je suis déçue. La confiance a pris un sérieux coup. Première chicane. Les couples faits pour être ensemble y survivent, les autres crèvent. Alea jacta est.

Et pourtant, même après avoir écrit ça, ça fait toujours aussi mal.
Crissement mal.
Au secours!

mardi 18 mars 2008

Y'en a marre de la pression!

Il me semble que j'ai de la pression de tous côtés pour que les choses fonctionnent avec Messire W. Autour de moi, les questions fusent, on me conseille, on me fait des petits sourires complices, on me lance des regards de connivence. Je sais que tous veulent mon bonheur, mais ça m'étouffe. En fait, ça étouffe mes débuts de fréquentation. J'ai envie de hurler à tout le monde de se mêler de leurs affaires, que je ne veux pas répondre à leurs questions car je ne veux pas rationaliser mes sentiments et impressions, que je veux juste du temps pour lui, pour moi, pour voir où on va.

Même Messire me mets de la pression. Ce n'est pas son but, mais il semble vouloir un signe, une réponse que je n'ai pas pour l'instant. Il a pratiquement tout ce que j'ai toujours cherché: l'âge parfait (3 ans de plus que moi), de l'éducation, de la culture, un minimum d'ambition, une passion pour la lecture, une envie de construire à deux, le désir d'avoir des enfants, et j'en passe. On dirait que c'est trop beau pour être vrai et que je cherche ce qui cloche. À force de chercher, on finit par trouver... mais évidemment, j'ai trouvé que c'est moi qui clochait dans cette histoire. Il soupe ici jeudi soir et j'espère pouvoir lui parler de mes craintes.

La Sale Petite Peureuse a envie d'envoyer promener tout le monde et d'aller se terrer en-dessous de son lit... mais elle ne le fera pas. Pas tout de suite du moins.

vendredi 29 février 2008

Refaire surface

Après la déprime des dernières semaines, après m'être isolée volontairement pour mieux toucher le fond, je refais surface lentement. Le stress s'est inscrit sur ma peau sous forme de démangeaisons, mes lèvres sont en miettes d'avoir été trop mordues, et ma balance indique le chiffre le plus élevé que j'ai pu voir de ma vie. Note mentale: lorsque les bleus reviendront, vider le garde-manger et le frigidaire de tout ce qui a une forte teneur en gras.

Pour célébrer la sortie de l'ermite que j'étais devenue, je suis allée grimper. Je n'étais pas au meilleur de ma forme (un peu plus de poids à porter, hein, gourmande?) mais je suis tout de même satisfaite des voies réussies compte-tenu que ma concentration défaillait pas mal. J'écris et j'ai mal aux mains, aux avant-bras. Demain, j'aurai probablement mal aux omoplates et aux cuisses. Excellent! je souffre, donc je suis vivante! On y retourne mardi!

Demain, je vais aller marcher sur la promenade Fleury. J'irai chercher mes souliers chez le cordonnier sympathique, apporter des pantalons à raccourcir chez la couturière italienne, acheter des fruits et des légumes à la fruiterie du coin. Note mentale: surtout éviter le Fouvrac avec son nougat importé, ses chocolats irrésistibles et ses Calissons de Provence. Marcher au grand air pour aérer mon esprit empoussiéré, sourire pour rien aux passants, apprécier ce quartier que j'adore.

En soirée, un ami s'est porté volontaire "to show me a good time and cheer me up!". Alors souper et puis ensuite, salsa (dont je ne connais que le pas de base, léger détail). Charmant Jeune Homme aurait bien voulu que je l'accompagne pour la nuit blanche de Montréal en lumières... je crois que ce sera au-dessus de mes forces.

Dimanche, un brin de ménage, puis séance d'études de ce cours par correspondance où je suis déjà en retard. Je vais tâcher d'aller prendre une marche pour continuer le programme de remise en forme, ultra-nécessaire selon la balance. Et pour souper, quelque chose de santé, avec une coupe de vin pour terminer le week-end en beauté.

Et si j'écris tout ça ici, c'est pour que le plan soit là, noir sur blanc, afin de me forcer à le mettre en branle, afin d'éviter que je ne retourne vers le frigo manger mes émotions ou que j'aille me cacher sous mes couvertures à nouveau. Afin de refaire surface.

lundi 25 février 2008

Mauvaise semaine


"I've been looking for a savior in these dirty streets
Looking for a savior beneath these dirty sheets"
Crucify myself, Tori Amos
J'écoutais cette chanson quand j'avais 17 ans. À cette époque, j'étais folle amoureuse de Patrice, qui lui en avait un gros 22 (Ah! les différences d'âge! ça ne date pas d'hier!) . Je croyais que tout était compliqué, il était tellement insaisissable... si j'avais su ce que je sais maintenant!

C'est une mauvaise journée. Ce sera probablement une mauvaise semaine. "Mais ce charmant jeune homme dont tu nous parlais?" me direz-vous. Charmant jeune homme et moi, allons-nous quelque part? Quand on ne part pas du même lieu, peut-on arriver ensemble au bon endroit? Quand on veut tellement donner, qu'on a presque trop à offrir, est-on en droit d'attendre la même chose? Quand le passé de l'un vient saccager votre présent fragile, peut-on reprendre comme si rien n'était cassé? "Mais ton travail? Ça va bien au travail, non?" Oui, ça va bien. Mais ce n'est tellement pas assez. J'ai besoin de quelque chose qui me fasse voler pour pouvoir performer. Là, je manque de motivation externe. Et interne. Est-ce que je suis encore à ma place? Devrais-je aller voir ailleurs? Est-ce que ce n'est qu'une phase?

Vous voyez? Beaucoup plus de questions que de réponses. Ce sera probablement une mauvaise semaine.

mardi 19 février 2008

Épiderme sensible

Tout fait mal aujourd'hui. Il n'y a que conflits autour de moi. Au travail, dans ma vie personnelle, je ne perçois qu'ondes négatives. Les trucs que je lis et les chansons que j'entends m'attristent. Et ça me donne envie de me mettre en petite boule dans un coin, de ne plus sortir de chez moi et de ne plus entrer en contact avec l'extérieur.

J'ai comme un creux dans la poitrine et j'ai fait mon épicerie en essayant de ne pas pleurer. Je suis rentrée, j'avais tellement faim, mais maintenant que la pizza est prête, je n'en veux plus. Faut dire que je l'ai presque brûlée. J'ai probablement mis plus de vodka que de tonic dans mon verre... ça aidera. Ou non.

Je devrais faire du lavage, faire du ménage, cuisiner un vrai repas, étudier. Je vais probablement écouter la télé, "msn-é", lire des insanités sur le net. Et je vais me sentir coupable et encore plus mal dans ma peau.

Une journée où le seul vrai remède serait baisers et caresses sur mon épiderme trop sensible, où le paroxysme d'une étreinte pourrait se traduire en larmes de plaisir, où je pourrais tomber d'épuisement dans les bras d'un autre. Mais ça n'arrivera pas.

mardi 12 février 2008

Sale petite peureuse

J'ai une "date" dimanche. Plus le temps passe, plus j'ai hâte; plus le temps passe, plus j'ai peur. Je me connais et sais bien que la déception récente me fragilise. Une autre déception du même genre... je ne sais pas comment je vais le prendre. Mal. Je vais le prendre mal.

Pourtant, on dirait bien que ça clique lui et moi. Son intelligence, sa sensibilité et sa gentillesse me font fondre quand on discute. Peu importe le sujet, on a toujours quelque chose à se dire. Et en une semaine, il en sait plus sur moi que certains gars que j'ai fréquenté pendant des mois. Alors on ne peut pas vraiment passer à côté de l'occasion de voir si la magie va opérer une fois face à face.

Mais j'ai peur. Et je me raconte des scénarios pessimistes tellement peu tentants que l'idée d'annuler m'effleure. J'ai peur de me faire mal juste en espérant. J'ai peur de le blesser en me trompant. J'ai peur. De rien. De tout.

Heureusement, en plus d'être une sale petite peureuse, je suis aussi une sale petite curieuse qui ne peut s'empêcher d'aller voir si tout ça peut mener vers un rien de bonheur.

lundi 4 février 2008

Péter votre bulle

Je lis vos commentaires et je ris... jaune, mais je ris. Parce que je vous parle d'une nuit "collés", vous semblez me croire casée ou en bonne voie de l'être. Pourtant rien n'est si blanc ou si noir. Et encore moins rose. Je ne suis pas amoureuse, je n'ai pas besoin de lui, je n'ai pas d'attentes. C'est ce que profiter du moment donne comme résultat... C'est loin de mon objectif initial.

lundi 21 janvier 2008

Changement de look

Je fais des tentatives pour changer le look du blogue. Je ne sais pas trop ce que je pense de cet arrière-plan et de tout ce rose et noir. Qu'en pensez-vous? Ça vous donne mal au coeur ou pas?

samedi 29 septembre 2007

To text or not to text

Hier, j'ai eu mal à la tête toute la journée et j'ai commencé à faire de la fièvre en fin d'après-midi. Une fois rendue chez moi, je n'avais que deux envies: manger et végéter sur mon sofa. Je commençais à me douter qu'une sortie au Petit Medley n'était pas dans les plans souhaitables.

Donc vers 21h, j'envoie un texte à V.: Feel pas, la fièvre... me couche, désolée.

21h55, il envoie: T ou? (c'est vraiment poche l'écriture "text")

Je ne réponds pas en me disant que si je lui dis que je me couche, faudrait qu'il comprenne que je suis surement chez moi!

12h03: décu...

3h08: très...

Le dernier je l'ai lu ce matin. Je ne sais pas trop ce que je dois faire de ça, il semble être pas mal plus intéressé que je ne le suis et je me sens redevenir savon. Notre conversation au téléphone ne m'a pas jetée à terre, en fait plus j'y repense plus je ne vois que les red flags: il est fumeur et côté carrière, il ne sait pas trop ce qu'il veut et où il s'en va. Ce dernier point peut apparaître futile, mais quand on me connait on sait que je suis une fille décidée et que les gens brouillons me donnent de l'urticaire. Je ne trouve pas très attirant quelqu'un qui erre d'une job à l'autre à 30 ans. Bref, je pense que je vais seulement ne pas répondre puisque je réalise que mon intérêt envers lui est assez limité.

mardi 18 septembre 2007

Confuse

V. a rappelé hier soir. Il voulait me laisser savoir qu'il était de retour en ville et prendre de mes nouvelles. Je sentais qu'il avait envie de me demander si on pouvait se voir, mais je n'ai pas ouvert la porte. Juste jasé un peu et raccroché sans rien promettre.

Je ne me sens pas correcte de le laisser poireauter comme ça. Simplement parce que je voudrais avoir la chance d'embrasser le beau Stef qui ne voudra peut-être jamais se décider à m'approcher. *soupir*

Je suis confuse. D'un côté, il y a un gars vraiment beau, intelligent et attentionné qui semble sérieusement s'intéresser à moi. Il a de bonnes valeurs, un travail qui a de l'allure et veut des enfants même. Je ne sais pas trop si on se plairait au-delà de la première "date", mais je pense que ça pourrait être agréable de le connaître davantage.

De l'autre côté, il y un gars vraiment cute, intelligent et sensible qui m'envoie des signaux ambigus. C'est un bon gars, mais il semble mêlé et pas sûr de ce qu'il veut. Je ne sais pas trop si on se plairait au-delà de la première baise, mais je pense que ça pourrait être plus qu'agréable sur le moment.

Une fois noir sur blanc comme ça, j'ai l'air d'une folle finie qui court après un amant potentiel au lieu de se concentrer sur le chum potentiel. (Note mentale: tenter d'éviter d'avoir l'air d'une folle finie sur le blog à l'avenir) Je ne sais pas quoi faire...

mardi 3 juillet 2007

Sondage

Ok. That's it. Je sollicite votre opinion. Je veux des commentaires de tous. Sinon je vous mets sur ma "black list" (bon, ceux qui me connaissent savent que la rancune n'est pas mon fort, alors elle vaut ce qu'elle vaut ma liste noire...).

J'étais tellement enthousiaste de ma rencontre avec N. que j'ai retiré mon profil du Réseau. J'avais 6618 visites sur ma fiche le 28 juin dernier et quelques "prospects", mais j'ai tout laissé tomber pour laisser une vraie chance à la réalité.

Donc, selon vous, que dois-je faire?

a) remettre la même fiche sur le Réseau
b) mettre une nouvelle fiche sur le Réseau
c) ne pas retourner sur le Réseau
d) sortir dans les bars plus souvent
e) m'inscrire à des cours de salsa
f) supplier mes amis de me présenter les célibataires mâles de leur connaissance
g) arrêter de chercher et faire autre chose bordel! (mais ce serait la fin du blogue...)

Alors allez-y! Votez!!! Je ne garantis en rien que je vais faire exactement ce que vous suggérerez puisque j'ai une sacrée tête de cochon après tout, mais ça m'amuserait de connaître votre meilleure façon de rencontrer à Montréal.