Dix jours sans bloguer, dix jours de réflexion, dix jours à rire de voir les stats dégringoler. Certains jours, l'écriture me manque; d'autres, je n'ai pas ni le temps ni la volonté de mettre l'ordi en marche. Vos commentaires me sont acheminés directement par courriel, difficile de les ignorer; certains m'ont donné envie de tirer la plogue, d'autres alimentent encore ma réflexion. Les grandes questions demeurent pourtant sans réponses: "pourquoi je bloguais? pourquoi je continuerais? dois-je changer de sujet?".D'ici là, je répond à certains points soulevés en commentaires ou extrapolés de ceux-ci:
- Je n'ai jamais été aussi sensible aux commentaires que ces temps-ci. Je crois que je tente de protéger mon bonheur de ce que je perçois comme des insultes. Choisir de raconter mes (més)aventures amoureuses allait tellement de soit au départ, car ça semblait intéresser mon entourage depuis longtemps. Mais ce que je vis actuellement, j'aimerais le mettre en mots sans que ce soit terni.
- Ce n'est pas moi qui ait dit les mots "je t'aime" en premier. Mais quand il l'a fait, sûrement trop rapidement aux yeux de tous, j'ai répondu "moi aussi". Je ne vis pas seule sur ce nuage. Depuis le début, nous arborons tous deux les lunettes magiques qui font voir la vie en rose. On est sur la même longueur d'ondes sur tout. Votre menton rejoindrait vos genoux de savoir tous les projets dont on parle... D'y penser, moi ça me fait rire!
- Il a lu tous les textes du blogue qui le concernait en ma présence. Il n'est pas parti en courant, même si je lui ai dit de se sentir à l'aise de quitter s'il trouvait le tout démesuré. Finalement, il m'a fougueusement embrassée et m'a dit que j'écrivais bien.
- Mon horloge biologique se porte très bien, merci. Si je n'ai pas d'enfants aujourd'hui, c'est par choix. Je n'ai pas le désir d'en avoir coûte que coûte, j'en veux avec la bonne personne. Bien sûr, j'y ai rêvé quelques fois avec certains dans le passé, mais pour beaucoup, j'ai changé d'idée bien rapidement, c'est qu'on ne fait pas d'enfants avec un gamin. Donc, je n'en ai toujours pas. J'en veux encore, mais même si je vieillis, je n'ai pas envie de forcer quoi que ce soit. Faut faire confiance à la vie, que sera sera!
- Est-ce que je désire me caser? Oui et non. Oui, avec la bonne personne. Définitivement non pour les autres. Les offres de type "raisonnable" n'ont pas manqué dans ma vie et si une maison dans le 450 avec 1,3 enfant, deux autos, une piscine et un chalet avait été tout ce que je désirais, bordel que je me serais éviter de la peine en acceptant une de ces propositions! Le problème avec moi, voyez-vous, c'est le refus de me "contenter" d'un gars gentil que j'affectionnerais sans l'aimer réellement. Je n'ai jamais cru aux compromis sur les sentiments.
- J'ai toujours su que mon intensité faisait peur. Intense, je le suis parfois trop. Aujourd'hui, j'ai dans ma vie quelqu'un dont l'intensité correspond à la mienne. C'est la passion du début, ça peut s'effriter, je ne le sais que trop bien. Toutefois, j'ai le sentiment que ce ne sera pas le cas de sitôt.
- Blogicide? Fatalement, tout blogueur tue son blogue. Souvent par manque de temps d'après les décès récents. Je ne sais pas si j'en suis là. Je ne le sais toujours pas.











