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lundi 28 juillet 2008

Juillet en accéléré

Voici grosso-modo ce qui s'est passé ce mois-ci:

  • suis partie en week-end d'amoureux avec S.G.: ce fût parfait

  • ai constaté que ma job m'ennuyait et que mes possibilités d'avancement étaient nulles

  • me suis mise à avoir le vertige et des étourdissements, comme j'avais déjà eu il y a deux ans

  • manqué beaucoup de jours de travail parce que les déplacements étaient impossibles: trop étourdie

  • ai dû me rendre à l'évidence que ça va prendre du temps pour que le fils de mon chum et moi trouvions nos places respectives dans la vie du papa

  • une partie de mes fonctions au travail m'ont été retirées en raison des risques que mes vertiges peuvent entraîner: job encore plus plate!

  • suis allée au mariage d'un collègue où un bon ami à moi m'a parlé d'un poste affiché où il travaille: j'ai appliqué sur le poste

  • ai acheté ma robe pour aller au mariage de mes amis à Cuba en janvier

  • ai vu le médecin qui a diagnostiqué une otite et m'a donné des antibiotiques

  • me suis levée couverte de plaques rouges après 7 jours avec mes pilules d'ampicilline: allergie!

  • ai reçu l'appel des ressources humaines pour passer une entrevue le lendemain

  • passé l'entrevue AVEC les plaques rouges!!!

  • revu le médecin et un ORL pour mes vertiges qui se poursuivent: on ne me trouve rien, pas certains que l'otite ait été la cause

  • suis redevenue normale après 3 jours de Benadryl

  • réservé des terrains de camping et des Bed & Breakfast au Nouveau-Brunswick pour nos vacances

  • ai reçu un deuxième appel pour passer une seconde entrevue

  • ai vu Leloup pour une histoire de courrier : son pelage ne change pas d'un poil

  • ai remarqué que je ne pourrais peut-être pas aller au mariage de mes amis en janvier dans le Sud si j'ai la job: grave déception

Reste à faire d'ici la fin de la semaine:
  • survivre à une autre journée plate au boulot

  • passer la dernière entrevue (demain!)

  • continuer de mentir à mes collègues sur mon emploi du temps

  • commencer à classer mes dossiers en cas d'éventuel départ

  • avoir la job et accepter leur offre (d'ici vendredi)

  • démissionner (vendredi)

  • paqueter la valise de l'auto et aller au lit tôt (vendredi)

  • partir en vacances avec mon amoureux et tout oublier (samedi jusqu'au 10 août)

dimanche 15 juin 2008

Amoureuse

Je sais que la plupart d'entre vous ne comprenez rien. Qu'est-ce qui distingue S.G. des autres? N'est-il pas qu'un pseudo de plus dans ces (més)aventures qui ne semblent jamais vouloir s'arrêter? Je dirai ceci: Leloup, à mes yeux et même souvent à ceux de mon entourage, c'était l'Homme de ma vie avec un grand H. Depuis lui, personne n'avait su me comprendre, m'accepter et m'aimer comme je le désirais. Et j'ai cherché beaucoup quelqu'un qui m'inspirerait des sentiments aussi forts et avec qui la connexion serait aussi bonne qu'entre lui et moi. Depuis janvier 2006, personne n'a été à la hauteur. Et puis S.G. a croisé mon chemin. C'est tout nouveau, mais c'est ce que j'ai vécu de plus fort et de plus vrai depuis Leloup. Et aujourd'hui, entre les deux, je n'aurais aucune difficulté à choisir: S.G. est mon homme à moi. C'est un cadeau de la Vie que j'accepte. Les mots semblent trop petits pour la grandeur de ce qui se passe...

*****
Tout ce que je voudrais écrire n'est pas permis. On ne peut pas annoncer certaines choses de but en blanc. On ne peut que les souhaiter...

Je souhaite que tu me regardes toujours ainsi.
Je souhaite que nous vivions ces deux années de passion folle que je promets.
Je souhaite que jamais rien de mal ne t'arrive et que tu ne meures jamais.
Je souhaite que ton fils m'aime assez pour un jour me considérer comme un membre de sa famille.
Je souhaite me réveiller à tes côtés tous les jours où c'est possible.
Je souhaite que tu rencontres mes amis, ma famille et tout mon entourage pour qu'ils voient à quel point tu me rend heureuse.
Je souhaite te rendre heureux et être là pour partager avec toi le rose et le sombre.
Je souhaite choisir les couleurs de nos murs un jour prochain.
Je souhaite, un peu follement, porter une robe blanche pour te rejoindre au bout d'une allée, entourés de ceux qu'on aime, si le cœur nous en dit.
Je souhaite te faire les plus beaux enfants du monde.
Je souhaite que tu lises ce blogue, parce que tu l'as mérité par ta patience et ta confiance, parce que je t'aime.

vendredi 9 mai 2008

Mieux vaut prévenir

On a tous nos petites manies. Les choses qui nous distinguent mais qui en même temps peuvent agacer, voir carrément tomber sur le système. En vieillissant, on a de plus en plus de ces petites habitudes; surtout quand on a vécu seul un certain temps.

Messire fait des trucs qui le caractérisent qui me font tantôt sourire tantôt grincer des dents... il ronfle, très fort quand il a bu. Il a une mémoire sélective qui se rappelle du nom des joueurs de foot sans problème mais oublie les sorties prévues pour le week-end. Il sort de la baignoire tout mouillé et se sèche en inondant le tapis de la salle de bain (qui deviendra tout froid et humide à un point tel qu'aller aux toilettes en trouvant un endroit sec pour y poser le pied se révélera un défi impossible). Il est très à l'aise avec son corps et peut se présenter entièrement nu pour déjeuner, voire souper. Il est le plus mauvais passager de l'histoire, critiquant et commentant toutes les manœuvres de la conductrice exaspérée.

Si Messire a ses manies, il faudrait peut-être le prévenir au sujet des miennes... j'arrive toujours à bloquer le tube de pâte à dents, peu importe le modèle du tube. En plus, je laisse toujours de la pâte à dents dans le lavabo après m'être brossé les dents, sans même savoir comment j'y arrive. Je laisse la vaisselle sale traîner des jours dans l'évier avant de me décider à vider le lave-vaisselle, qui lui contient de la vaisselle propre. Je fais la lessive, mais j'oublie souvent de plier les vêtements. J'aime que ma bouffe ne se mélange pas dans mon assiette et mettre de la sauce sur mes patates pilées est considéré comme un crime. M'ébouriffer les cheveux quand je vais sortir ou qu'on est en public peut être passible de mort.

Je sais qu'il découvre lentement mes intransigeances et je crois que ça ne l'horrifie pas trop car depuis hier, j'ai deux nouvelles clés à mon trousseau... Apparemment, un gars prêt à s'engager vous achète une brosse à dents à laisser chez lui après un mois, et vous offre les clés de son appartement au bout de deux. Je suis "flabbergastée". La célibataire que j'étais avait fini par croire que les gars s'engagent seulement quand ils n'ont plus d'autres choix et qu'ils sont mis au pied du mur. Hum! ça regarde mal pour le condo et les trois chats finalement!

dimanche 13 avril 2008

Un homme pas comme les autres

Messire, il n'est pas comme les autres. J'ai beau essayé de lui faire peur, ça ne fonctionne pas...

MOI: C'est bien que tu finisses le boulot tôt, tu pourras aller chercher les enfants à la garderie quand on en aura!
LUI: C'est bien que tu commences tard, tu pourras aller les porter!
*sourires complices*

MOI: On verra quand on habitera ensemble!
LUI: Ce ne sera pas avant 15 mois, à cause des baux.
*bouche bée* (il a compté les mois! et pas moi!!!)

MOI: Je ne suis pas certaine que tes choses et les miennes entreraient au complet dans un appart.
LUI: Non, c'est pour ça qu'on va s'acheter une maison.
*yeux qui brillent*

MOI: J'ai les griffes bien plantées dans ta peau, je ne te lâche pas.
LUI: J'aime ça quand tu dis des choses comme ça, c'est rassurant.
*bisous*

lundi 7 avril 2008

Le dragon est mort

Je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter le bonheur actuel, mais je sais que je ferais tout pour que ça ne s'arrête pas. Dans le genre jamais.

Je m'émerveille de la facilité avec laquelle Messire est entré dans ma vie. Rien ne fût compliqué. Il a su me séduire malgré tous mes nombreux mécanismes de défense. Passer par-dessus des murs de 12 pieds pleins de barbelés, traverser une lagune remplie de requins, éviter les pièges à ours, tuer le dragon et gravir ma tour d'ivoire pour me délivrer: ce n'est pas n'importe quel prince qui aurait pu y arriver. Et il n'a même pas eu vraiment peur dans le processus.

Bon, on n'est pas encore sorti d'affaires... il est vrai qu'il doit bien traîner quelques mines antipersonnelles que j'ai oubliées quelque part, mais je suis confiante que nous saurons les désamorcer ensemble. Et j'ai envie de les désamorcer avec lui.

mercredi 26 mars 2008

Je suis un chat!


Mon amoureux écrit un blogue fictif en anglais. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'il a décidé de m'insérer dans son petit monde fantaisiste...

Allez voir ça: http://gargoyletoes.blogspot.com

mardi 4 mars 2008

De l'imprévu qui fait sourire

Dans mon état perturbé des dernières semaines, un soir où je cherchais un mauvais coup à (me) faire, je me suis ré-inscrite sur Réseau-Contact. J'ai d'abord créé une fiche bidon, juste pour magasiner le mâle montréalais disponible, puis me suis raviser et j'ai fait un vrai profil. Pas été trop difficile, j'ai utilisé la même fiche que vous pouvez trouver ici. Je me suis dit que tant qu'à être déprimée, ce serait peut-être "ego-boostant" de recevoir quelques messages d'admirateurs virtuels.

Même sans photo et avec une fiche en attente de validation, j'ai commencé à recevoir du courrier en-dedans de 15 minutes. Je me demande d'ailleurs ce qui fait qu'un gars peut envoyer une lettre te disant que vous avez beaucoup en commun en se basant sur ta grandeur et ta scolarité. Ça a pris 30 minutes pour que je sois terrorisée devant les efforts à fournir pour gérer les messages instantannés et pré-fabriqués qui n'arrêtaient pas de rentrer. Je me suis débrancher en me demandant comment je faisais avant pour faire un tri intelligent entre les caves qui vous insultent et les "trop-motivés" qui vous envoient leur numéro de téléphone sans vous connaître, et dénicher dans le tas quelques gars potentiellement intéressants. Et je me demandais surtout, par quel concours de circonstances extraordinaire, LeLoup et moi avions réussi à nous trouver l'un l'autre dans cette jungle, il y a bientôt 6 ans. Est-ce que c'est possible que la magie opère à nouveau avec un bon gars, LE bon gars...?

Les deux jours suivants, je vais faire mon tour, je lis mes messages, regarde les profils, "delete" la majorité et ne répond à personne en me disant que je n'ai pas l'énergie. Mais voilà que l'un d'entre eux se fait remarquer. Son profil me plaît, les photos ne sont pas mal et j'aime beaucoup la subtilité qu'il utilise pour parler de ses intérêts, habile test pour mesurer celui de l'autre. Après deux ou trois messages échangés, on s'ajoute sur nos contacts msn. Il m'envoie un mot au travail, auquel je ne réponds pas car je le lis deux heures en retard (n'étant pas au boulot pour le "chat" tout de même). Et même si parfois, je vois qu'il est en ligne, je n'ose pas l'aborder par la suite, doutant encore de ma capacité à être une fréquentation intéressante ces jours-ci.

Finalement dimanche, il m'envoit l'adresse de son blogue par msn. Quelle surprise! Il blogue! Ses textes sont fictifs mais dénote une belle imagination et son vocabulaire est riche. Je lis tout et lui dit bravo. Je lui dit que je blogue aussi, mais que je préfère ne pas lui donner l'adresse du site pour l'instant. S'engage alors un "chat" qui durera quelques heures. On a beaucoup en commun et quelques divergences, juste ce qu'il faut pour mettre du piquant dans l'affaire. Finalement, on fait le pas vers le téléphone. La conversation coule, pas de silence, pas de malaise. On jase longtemps et on finir par parler de se rencontrer. En moins de deux, me voilà avec une "date" pour samedi soir à l'agenda.

Et j'ai hâte. Je garde la tête froide, je me remémore tous les rendez-vous horribles que le Réseau est en mesure de fournir et que, si c'est souvent beau sur papier, la réalité est souvent très différente. Mais j'ai hâte. Je n'arrive pas à tuer le bon "feeling" face à cette rencontre. Il me semble que les choses ont été si facilement, que c'est un signe positif. J'ai hâte.

jeudi 10 janvier 2008

Un mal pour un bien


Hier, c'était le Yulblog. J'avais dit que j'irais. Et je n'y suis pas allée. Pourtant en me levant ce matin, j'avais bel et bien l'intention de m'y présenter. Je l'avais même mis dans mon agenda. Mais le hasard (?) ou un très mauvais alignement de planètes en a voulu autrement.

Je ne parle pas souvent de mon boulot. Ce serait une source infinie de (més)aventures mais je préfère ne pas écrire là-dessus. Alors si je résume à l'essentiel, je suis une scientifique et je travaille avec des bactéries plutôt vilaines. Assez vilaines pour qu'on les maintienne en confinement. Hier, mon après-midi était prévu et réglé comme du papier à musique. Mais ça s'est mis à mal aller. Ça s'est mis à très mal aller. Et juste au moment où ma collègue et moi avons cru être au bout de nos peines, ça s'est mis à aller mal exposant 10.

On a eu un incident, une contamination en fait, et il a fallu évacuer nos locaux temporairement. Ma collègue étant en formation, j'ai dû prendre la responsabilité de la suite des événements. J'ai gardé mon sang froid, mais il y avait une partie de moi qui avait envie de se rouler en boule dans un coin pour pleurer sur sa malchance. Enfin, le temps de régler le problème, je suis arrivée chez moi vers 19h pour trouver un message de mon superviseur sur le répondeur. Je l'ai rappelé et on a discuté un bon 40 minutes pendant laquelle j'ai bu deux verres de St-Raf sur glace (je le sais que c'est un drink de grand-mère, mais justement! c'est ma grand-mère qui m'a appris à aimer ça!). Après ça, mes petits nerfs éprouvés n'avaient envie que d'une douche et de manger tranquille, sans sensations fortes. Alors je ne suis pas allée au Yulblog, je suis restée chez moi.

Plus tard, j'ai commencé à recevoir des textes de D. qui voulait que je sorte boire un verre avec lui et un ami. Quand j'ai fini par lui envoyer un texte disant que j'avais eu un accident, il a téléphoné. (Insérez la photo d'Annie avec un sourire lumineux ici) Finalement, il m'a proposé de venir chez moi. J'ai d'abord refusé. Il a insisté. J'ai "cédé". Je crois qu'il a décelé dans ma voix que j'étais un peu secouée par ma mésaventure. Il a dormi avec moi, m'a serrée contre lui et m'a fait oublié le sombre. (Insérez la photo d'Annie dormant comme un bébé ici)

Aujourd'hui, j'ai reçu des félicitations pour la façon dont nous avons gérer la crise. J'en suis contente, mais j'espère ne plus avoir à me retrouver dans ce genre de situation. À moins qu'on puisse me garantir que D. sera là pour me supporter moralement à chaque fois...

samedi 5 janvier 2008

Oh!

Je rêve beaucoup, pratiquement toutes les nuits et mes rêves sont souvent troublants de réalisme. La nuit dernière, j'ai eu pas un, pas deux, mais bel et bien quatre rêves érotiques...

Du bel inconnu dans un party qui se retrouve dans une chambre avec une moi très intéressée, au cadre de ma compagnie me prenant sauvagement dans les toilettes, en passant par un collègue qui m'embrasse passionnément dans un bureau à la porte close, jusqu'au vieil ami d'enfance qui me demande avec un regard appuyé si j'ai des condoms dans ma chambre d'hôtel cubaine. Des rêves avec éclairage tamisé, ambiance feutrée, tension à couper au couteau. Malheureusement, dans le domaine des rêves, rares sont ceux qui vont jusqu'à complétion: coups frappés à la porte et amis qui surgissent de nulle part ont tout gâché.

Dès que je passe quelque temps chaste, mes rêves viennent me rappeler ce qui manque. Ce qui me force à revenir en arrière et à compter les semaines, les mois... bientôt 3 mois sans séance horizontale digne de ce nom. Trois mois!!!

Ce n'est pas idéal cet état libidineux. Ça me rend vulnérable aux regards, aux caresses, aux parfums masculins si envoûtants... Ce n'est pas idéal lorsque je m'apprête à revoir D. et que lui, l'été dernier, a trop bien su me rappeler le sens du mot "sensualité".

Oh! well! que sera, sera! N'ai-je pas pris la résolution de profiter de l'instant présent? Alors on ne s'inquiète pas. Le moment venu, j'ai bel et bien l'intention de profiter de lui... euh de l'instant je veux dire!

samedi 6 octobre 2007

Soirée improvisée

C'est la lumière qui entre par la fenêtre qui me force à ouvrir un oeil. Je ne suis pas chez moi et je constate que j'ai dormi avec mon soutien-gorge. Mon regard myope fait le tour de la pièce. Ça va, je suis chez mon amie France. Soulagée, je referme les yeux et tente de me rendormir. Mais la soirée d'hier me revient par flash...

Je ne "feelais" pas et j'ai pleuré au téléphone quand France a appelé. On est allées faire de l'escalade comme prévu et j'étais en feu. Hey! j'ai même réussi le fameux mur avec la cheminée qui me narguait depuis la dernière fois! Et tout le négatif est parti avec la grimpe.

Après, France voulait aller prendre une bière. Me suis regardée: pas maquillée, souliers plats, queue de cheval et casquette; lui ai demandé si elle était sérieuse. Elle a dit qu'on s'en foutait. On est tout de même passées par chez moi que je mette un jeans et une touche de parfum. Maquillage? Ah! puis non! Vive le naturel! Alors on est allées au Petit Medley.

La première pinte a fait disparaître mon impression de ne pas "fitter" avec les pitounes de la place. On s'est mis à jasé avec deux facteurs. On n'a plus les facteurs qu'on avait! Ils sont jeunes et cutes maintenant chez Postes Canada. L'un d'eux, Benoit nous a payé des shooters et je me suis mis à danser avec lui.

Puis j'ai vu Chris et Mat, couple gai de mes amis. Ils étaient venus en gang avec des collègues. Comme à l'habitude quand ils sont autour, ils ont un plan de fou pour moi. Le plan a pour nom Sébastien et est vraiment cute. Assez pour que je le laisse m'embrasser éventuellement... plus d'une fois.

J'ai bu pas mal, mais je me rappelle n'avoir payé qu'un verre... Qui a payé pour tout cet alcool?! Peu importe. Mais l'auto a dû restée sagement stationnée près du bar. D'où que je me réveille chez France avec un léger mal de bloc.

Attends! T'oublie un détail! Il y autre chose! Je tends la main vers mon jeans qui a abouti sur la chaise à côté du sofa-lit, cherche la poche, y plonge la main et en sort deux bouts de papier chiffonés. C'est ce que je croyais: j'ai bel et bien deux numéros de téléphone... Celui de Benoit... Celui de Sébastien...

mercredi 3 octobre 2007

Encore!

Mon regard évite le sien et le cherche aussi. Sa main chaude se perd sur mon dos, je me sens fondre. Envie de plus. Plus tard, son corps contre le mien et mon esprit qui vacille. Mes doigts sur sa nuque finissant par jouer dans ses cheveux. Puis enfin, un baiser.

Pas un vrai premier baiser, pas celui qu'on attendait. Non. Pire et mieux. Juste ses lèvres bien appuyées contre les miennes, juste le temps de réaliser et de regretter que ce soit terminé. Déjà, il s'éloigne, s'enfuit. Les Sens, à peine sorti du sommeil des derniers mois, protestent et le réclament: "Lui! Oui! Lui!" La Raison, sourire en coin, admire la tactique encore et encore, s'étonnant de s'être si bien laissée prendre au jeu du Désir...

jeudi 27 septembre 2007

Annie craque

Voilà que c'est jeudi, que la journée a été rude au boulot ce qui a justifié la troisième coupe de merlot et que c'est la première de mon show télé fétiche Grey's Anatomy. Émission maudite qui donne le goût d'être amoureux et qui fatalement me fait m'exclamer: "mais il est où mon McDreamy?!" Effectivement, où est le gars qui me regardera aussi intensément et qui m'aimera tellement que le moindre de ses gestes le trahira? Est-ce que cela n'existe qu'à la télé?

Alors j'ai craqué et pour tenter (en vain?) de m'approcher de la fantaisie, puisque Stef demeure dans sa tour d'ivoire, j'ai rappelé V. Se faire dire "je suis vraiment content que tu m'appelles", même dans une mer de red flags doit bien compter pour quelque chose, non? Je l'espère car j'ai un semblant de rendez-vous au Petit Medley demain soir, une simili "date" qui n'en est pas une et où je ferai mon gros possible pour ne pas me pointer en solo. Pourquoi ai-je le sentiment de courir vers une déception?

dimanche 16 septembre 2007

Juste ça

J'écris moins ces temps-ci car je me fais à croire que ma pause amoureuse se prolonge. V. est toujours "sur la glace", je ne l'ai pas rappelé. Il m'a clairement dit que la balle était dans mon camp et de le recontacter quand je serais prête. En théorie, rien ne m'arrête. Sauf que...

Sauf qu'il y a quelqu'un d'autre qui me trotte dans la tête. En fait, il trotte tellement qu'il doit bien avoir fait 100km maintenant! Le beau Stef, comme je me plais à l'appeler dans son dos, occupe mes pensées des plus romantiques aux plus débridées. Et je ne comprends pas trop pourquoi. D'accord, il est cute, brillant, drôle. Mais je ne le connais que très superficiellement. Pourquoi alors est-ce que je souris quand il rit, que je suis bien quand il est physiquement près de moi et qu'un mot gentil de sa part met du soleil dans ma journée?

J'essaie régulièrement de chasser cette idée de lui et moi ensemble. Je me dis que ça n'a pas de sens, je trouve toutes les raisons qui font que cette histoire ne fonctionnera pas et je me convaincs que mon intérêt n'est pas partagé. Mais invariablement, à chaque fois que je me sens prête à l'oublier, il me fait un sourire, me regarde ou m'envoie un message ambigu, et c'est reparti! Parfois nos courriels virent carrément au flirt et je commence à croire que peut-être lui aussi... Puis je ne sais pas, on laisse les choses en suspend, rien ne se passe, tout est un peu flou. C'est autant de sa faute que de la mienne, personne ne bouge ou n'ose le faire. Je suis trop peureuse pour prendre le risque de le toucher de manière non-équivoque.

Pourtant j'ai juste envie de l'embrasser, d'être contre lui, de sentir sa chaleur. Je voudrais qu'il me renverse sur un lit, me déshabille et fasse de moi ce qui lui plaît. J'aimerais m'endormir dans ses bras, encore toute tremblante de ses caresses et de ses baisers. Juste ça. Juste ça ce serait tellement bien.

lundi 27 août 2007

Trop de shiraz...

...alors je danse dans mon salon sur "These arms of mine" en imaginant que l'homme du moment viendrait se glisser derrière moi pour m'embrasser dans le cou... Comme il n'y a pas d'homme du moment pour l'instant, je vous laisse le choix entre Jack et Sawyer de la série Lost, entre le bon docteur...



et le bad boy...



Personnellement, j'ai toujours eu un faible pour Sawyer...

lundi 13 août 2007

Annie au camping

Ce week-end, je suis allée camper à Eastman avec des amis (rires étouffés des amis et connaissances). C’était la deuxième fois en trois semaines (éclats de rires incontrôlables interrompus par des commentaires du style « Annie dans le bois?! », « on a dû la traîner de force! » et « j’y crois pas! »). Bon, alors attachez vos tuques avec de la broche : j’aime ça! (l’entourage se roule par terre en hurlant de rire).

Longtemps, j’ai ri des « trippeux » de plein-air. Je ne comprenais absolument pas l’intérêt de s’exiler dans le bois, sans eau, sans électricité pour se faire bouffer par les moustiques. C’est quoi? Il faut manger de la misère pour se prouver qu’on est quelqu’un? Faut grimper une montagne pour être cool? Meurt-on moins heureux de ne pas savoir allumer un feu de camp? Vraiment, tout ça me faisait rire et je ne dis pas combien d’amants de la nature j’ai « flushé » sur Réseau-Contact dans le passé!

Ça a donc pris deux bonnes années pour que mon ami Mathieu réussisse à me convaincre de venir camper avec lui et notre cercle d’amis communs. Il a promis bien des choses, dont de l’alcool en quantité, de la bonne bouffe et même une toilette chimique portative. France s’est joint à lui et a offert que je dorme dans sa tente, ajoutant qu’elle s’assurerait que mon expérience se passe dans les meilleures conditions. De mon côté, j’ai exigé des guimauves sur le feu et l’affaire a été conclue. Je suis donc partie en camping pour la première fois depuis 10 ans le week-end du 21 juillet.

Mathieu et France ayant tenus leurs promesses respectives, j’ai vraiment eu du fun. J’ai eu mon cours de « Tente 101 », la formation « Cueillette de petit bois » ainsi qu’un atelier autodidacte sur « Facile d’utiliser les toilettes chimiques, c’est comme un petit pot pour adultes! ». Le tout généreusement arrosé d’alcool, ce qui fait que l’atelier sur les toilettes est devenu de plus en plus « challengeant » plus la soirée avançait! Je les ai tout de même surpris en apportant une mini lampe de poche, des serviettes humides et mon super chasse-moustiques pour les enfants qui sent la gomme balloune (les deux derniers items furent très en demande lors de la prise deux cette fin de semaine, je les recommande fortement). Je suis peut-être une urbaine, mais je demeure organisée partout où je vais!

Sans blagues, qu’est-ce que j’aime du camping? J’aime que je décroche complètement. J’aime que j’ai l’impression d’être loin de chez moi et de mon quotidien, d’être en mini-vacances. J’aime aussi le sens de communauté qui s’installe, partager les tâches, créer un petit chez-soi dans le milieu de « nowhere ». Et j’aime particulièrement les soirées autour du feu, lorsqu’installés dans nos super chaises pliantes, une bouteille à la main, on se met à regarder les flammes et les étoiles. Des fois, on parle de choses sérieuses, souvent on dit des niaiseries, et on rit beaucoup. Dans ces moments-là, j’aime le monde entier, et je me sens en paix avec la Vie.

C’est sans doute cette paix-là qui a inspiré des commentaires/réflexions inouïes ce week-end. Sérieusement, je n’aurais jamais cru que je penserai/dirai quoi que ce soit du genre! Voici le top 5, de la moins surprenante à la plus surprenante :

5- Me demande si je serais capable de partir le feu.
4- J’aimerais ça avoir ma tente à moi un jour.
3- Fais donc ben chaud et humide en ville, j’étais mieux dans le bois.
2- La prochaine fois, on pourrait arriver le vendredi et dormir deux nuits.
1- Je pense que j’ai le goût de faire du plein-air…

lundi 9 juillet 2007

L'Épistolier

J'ai eu une suprise charmante en fin de semaine: j'ai reçu un courriel d'un inconnu. Pour être honnête, il s'agit d'un collègue d'un très bon ami à moi et je savais qu'il avait demandé mon adresse. Mais je ne savais pas qu'il savait écrire... à vous d'en juger...

*********
Salut (més)aventureuse Annie,

J'ai essayé, sans succès, de répondre à ton sondage sur ton blog. Mais j'imagine que mon message était trop long, car ça n'a pas fonctionné. Faut ben être informaticien pour ne pas réussir à "poster" sur un site web... (shit! premier red flag! lol :) )

Alors, nous disions donc, ce sondage... Que faire après un réseau contact si prolifique? Que faire après une douche froide de réalité du super voisin qui change mon pneu, mange ma crème glacée mais avec qui ça ne colle pas horizontalement? Que faire après les Enrique, l'Entrepreneur, Pat, Le Grec, Castor Bricoleur et whatnot?!?? Aaaahhh, la bonnne question!
Rien?

Ah non! Non, non, non! Rien c'est plate. On n'aime pas ça quand c'est plate, right?!?? On souhaite quand même être amoureuse et tripper et voyager et être heureuse et se marier et fonder une famille et avoir un chalet dans le Nord et grandir amoureuse et finir ses jours encore autant en amour qu'à la première minute où on s'est rendu compte que ce preux nouveau jeune homme savait nous serrer dans sa vie sans trop de force pour éviter que ne s'échappe le savon que nous sommes. Right?

Bon, que faire donc... Réseau contact again? Pffff, moui, mais bon, ça prend quand même pas mal de temps et on est souvent déçu. Sur Internet, on idéalise rapidement (pas mal trop en fait). Mais dès qu'on le rencontre, on déchante à la première minute... On va laisser faire. N'empêche que c'est de la "cruise" facile. T'es chez-vous relax, lendemain de veille, et tu peux passer pour Miss Galaxie, le tout encore en robe de chambre. Easy bucket.

Sortir dans les bars plus souvent? Ouais, ça peut être drôle. Mais bon, est-ce que c'est moi ou on me semble qu'on tombe souvent sur ce gros cave en rut libidineux collant trop saoul, non? En tout cas, au moins maintenant on n'a plus l'odeur du vieux cendrier répugnant quand on rentre à la maison (accompagné du gros cave en rut... lol! non non!!!!). Sans compter que c'est moins économique que de rester peinard à la casa en jasant sur MSN avec un sexy prospect qui va nous accompagner dans nos rêves d'idéalisation.

Danser la Salsa? Why not? Si t'aimes ça, go! Le pire qu'il peut t'arriver c'est d'apprendre à danser et t'amuser. Au mieux, tu rencontre le fabuleux danseur séduisant de ta vie. Mais attention! À mon humble avis, si tu vas danser, vas-y pour danser. N'y vas pas dans l'idée que tu vas rencontrer l'amour de ta vie. Sinon tu vas être déçue. On n'aime pas ça être déçu, non, non, non!

Arrêter de chercher et faire autre chose? Ahhh, ben là si on doit se fier sur ce que tout le monde dit: "C'est quand t'arrêtes de chercher que tu trouves" C'est p't'être une bonne solution? Sauf que c'est pas facile d'arrêter. Moins pire que la cigarette il paraît, mais... Mais ce serait la terrible fin de ton blogue!?!! Ah non alors! Non, non, non, pas ça, non!!!!!! (oups, ça y est, je divague :) )

Supplier tes amis de te présenter de fabuleux mâles intelligents, sexy et célibataires qui eux aussi recherchent exactement la même chose que toi? Moi je vote pour ça. En tout cas, c'est ce que je fais (mind you, pas pour des mâles). C'est surprenant à date. Remarque, c'est parfois dangereux, car il y a toujours un risque d'incident diplomatique, mais parfois il faut suivre l'adage "Qui ne risque rien n'a rien" n'est-ce pas?

C'est ce que j'ai fait avec un de tes amis. J'ai demandé à brûle-pourpoint à ce charmant jeune homme:"Dis-moi donc, connais-tu par hasard une intelligente et sexy célibataire, toi?!??" Surprise! Il m'a répondu par un "oui, justement!". That's where you came in. :o)

Pour bien faire, je vais m'arrêter là et laisser planer le mystère... (quoique si tu cherches ne serait-ce qu'un tantinet, tu vas facilement trouver l'ami en question ;) ) Sache seulement que je ne suis ni gros, ni absolument répugnant, que je ne fais pas partie de la famille des mamifères marins ni des créatures d'un roman de Tolkien. Que je ne suis pas millionaire et que je n'ai même pas de voiture! Je ne suis ni aggressif, ni terroriste, ni débile. Hummm, à bien y penser je suis probablement un peu débile, c'est plus sympa anyway. Enfin, je crois avoir un gros paquet de qualités toutes bien fraîches. C'est ce qu'on m'a dit, bien humblement. Loin de moi l'idée de me lancer dans le narcissisme à outrance! Bref, je crois rencontrer les multiples exigences que tu as si bien décrit dans ta défunte fiche de réseau-contact. On verra... au pire cette petite histoire ne sera que du nouveau matériel croustillant à publier dans tes (més)aventures... ;)

Hasta luego!
(you may choose a nickname for your blog here)
Bonne fin de semaine


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Alors puisqu'il me laisse la latitude de le faire, je le baptise D. L'Épistolier. J'espère que cela saura lui plaire. Bien entendu, j'ai répondu à ce courriel drôle et spirituel et j'ai reçu une longue réponse ce matin. Vous n'avez pas droit à la réponse, je me garde tout de même un peu de vie privée. Vous aurez droit au développement, s'il y a lieu. ;)

mardi 3 juillet 2007

Pas facile

Il y a des moments dans la vie où on n'est pas très fier de qui on est. Et présentement, je me dis que je vais finir ma vie toute seule avec raison...

De réflexion en réflexion, il a bien fallu que je réalise que physiquement, ça ne cliquait pas avec N. Je devrais même dire: vraiment pas. Depuis que je l'ai vu sans ses vêtements... j'ai perdu le goût qu'il m'embrasse, qu'il me touche et surtout l'envie d'être à nouveau à l'horizontale avec lui. Je répète que ce n'est pas que ça se soit mal déroulé... juste que je n'avais pas vraiment envie de lui et que je l'ai réalisé après coup (note mentale: deux mois d'abstinence peuvent amener une perte momentanée de jugeote).

Quand j'ai commencé à réaliser, je me suis dis que j'étais vraiment trop superficielle, que je devrais passer par-dessus ça. Mais c'est dur d'ignorer que ton poil se hérisse juste parce que quelqu'un frotte son nez sur ton épaule, que tu te raidis dès qu'il t'embrasse et qu'une petite voix dans ta tête répète non-stop "lâches-moi!". Quand tu finis par être un peu écoeurée à chaque fois qu'il parle de nourriture parce que tu te dis que ce que tu as vu dépassait largement la catégorie "poignées d'amour". Pas facile. Encore moins de se regarder soi-même dans le miroir avec ces réflexions-là en tête.

Donc hier, après m'être un tantinet cachée au cinéma pour l'après-midi, je l'ai appelé pour lui dire que je ne pensais pas que ça marcherait. Je croyais qu'il prendrait ça cool et que ce serait un téléphone vite fait, malheureusement il a insisté et insisté encore pour avoir des explications. Vingt minutes à tourner autour du pot pour éviter de démolir son ego:

- Ça ne clique pas physiquement.

- Est-ce que c'est sexuel? On peut en parler, c'était juste une fois, la première. On peut s'adapter.

- C'est pas le sexe. C'est juste que je ne sens pas le courant passer, je le sentais au début et là, c'est parti.

- C'est bizarre. Tu sembles convaincue, mais pas moi. Et si on ne se voyait pas pour une semaine?

Vingt minutes comme ça où je veux juste raccrocher parce que c'est tellement inconfortable et je me sens vraiment "bitch"! Je sais que c'est un bon gars que je suis en train de torturer, qu'il ne le mérite pas, que je vais sûrement aller en enfer pour ça. Mais je tiens bon, je ne lui dit pas que je ne l'ai pas trouvé attirant en raison de son poids et autres facteurs tout aussi superficiels mais encore plus innommables. Et je me répète que s'il le prend difficilement maintenant, je lui aurais probablement briser le coeur à moyen terme.

On finit par raccrocher. Je suis mi-figue mi-raisin; soulagée que ce soit fini, mais déçue de moi. Je me connais bien, je sais que la partie physique d'une relation a beaucoup d'importance pour moi et que le désir ne se commande pas. Mais je ne peux m'empêcher de me trouver "bitch". Même si j'aimerais bien que la beauté intérieure puisse prendre le pas sur les apparences, je suis bel et bien une femme de mon époque où tout est centré sur l'apparence. Peut-être que je devrais l'assumer et faire mon coming-out... Alors voilà: je m'appelle Annie et je suis superficielle.

mardi 26 juin 2007

L'alignement des planètes

Peut-être que certains d'entre vous se demandent pourquoi j'écris mon blogue. Qu'est-ce que j'ai de plus (ou de moins!) que les autres pour raconter mes petites histoires comme ça sur la place publique? C'est la question que je me pose moi-même et étrangement, au moment où je me la pose, la vie me répond...

*****

Samedi après-midi, je sors de chez moi et me dirige vers mon auto, pressée d'aller au lab pour un truc oublié. En arrivant devant ma portière, que vois-je?! Malheur! j'ai un pneu à plat (mieux connu sous le nom de"flat"). Réfléchissant, je me dis que je n'ai d'autre choix que de me rendre à la station d'essence la plus proche pour le regonfler puisque je n'ai pas de pompe. Je monte dans l'auto et c'est alors que le voisin d'en face, qui arrosait sa plate bande, se met à me faire des signes:


-Ton pneu est dégonflé.

-Je sais, je vais aller le regonfler au garage.

-Tu ne devrais pas rouler dessus, tu vas abîmer ton "rim".

Je reste perplexe. Il faut que je vous mentionne que je change d'auto ce mardi (demain!!!) et que je laisse ma vieille Accent au concessionnaire pour repartir avec ma belle Elantra toute neuve. Alors la dernière chose dont j'ai envie, c'est d'acheter un pneu et/ou un "rim" pour la vieille "barouette"!

-Je n'ai pas le choix, je n'ai rien pour le gonfler.

-Attends, j'ai peut-être une pompe.

Il disparaît dans la maison et revient avec une petite pompe à brancher dans l'auto.

-Moi, c'est N., dit-il en me tendant la main.

-Annie. Et lui c'est qui?, je demande en me penchant pour caresser le petit Pug qu'il tient en laisse.

-Lui, c'est Charlie, je le garde pour un ami.

On s'installe pour brancher la pompe, il s'occupe du pneu et moi je tiens Charlie en laisse (c'est là que la fille est contente d'avoir été bénévole à la SPCA!). S'en suit une conversation où j'apprends qu'en fait, ce sont ses parents qui sont mes voisins et que lui est simplement venu s'occuper du terrain pendant leur absence(me semblait aussi que je le saurais si j'avais un voisin cute qui l'air de mon âge!). Il me dit qu'il vit à quelques rues d'ici, on discute du quartier et de nos apparts. Je commence à me dire qu'il n'est vraiment pas laid en-dessous de sa casquette et bien articulé en plus. Quand il me demande si j'ai un "gage" à pression, je réponds "ah! oui! mon ex m'en avait acheter un", histoire de "ploguer" que je suis célibataire. Lui réussit à "ploguer" qu'il s'est tiré un muscle dans la cuisse et n'ira pas au gym aujourd'hui. Tiens-tiens!

Une fois le pneu regonflé, il ramène la pompe chez ses parents et je l'attends avec Charlie dehors. Il revient, me souhaite bonne chance, je lui dis merci et là, je lance la phrase que j'ai eu le temps de préparer pendant les 15 minutes que le fichu pneu a pris pour reprendre sa forme:

- Est-ce que je peux faire quelque chose pour te remercier, N. ? (je suis aussi gonflée que le pneu, faut croire ;) )

- De la crème glacée!

- Tu veux que je t'achètes de la crème glacée?!

- Oui.

Je peux vous dire que je ne m'attendais vraiment pas à celle-là! Je croyais qu'il me demanderait mon numéro de téléphone, proposerait un verre ou un café, mais de la crème glacée? Jamais vu venir ce coup-là!

- Ok! Bon, ben, j'habite en face, mon numéro de porte c'est le 49, tu peux venir sonner et je t'achèterai de la crème glacée.

- Est-ce que je peux emmener Charlie?

- Oui-oui, pas de troubles. Merci encore!

- Bonne chance!

Je monte dans l'auto et je vais rajouter de l'air à la prochaine station-service comme il me l'a conseillé. Et là, je me dis que c'est vraiment étrange d'avoir rencontrer un gars comme ça sur ma rue. Une petite voix dans ma tête se met à dire que franchement! on ne sait même pas quel âge il a, qu'est-ce qu'il fait dans la vie, s'il connaît la définition du mot perspicace et qui est Che Guevara! C'est peut-être une brute épaisse comme on en voit tant! On n'est plus dans le confort virtuel du Réseau, on est dans la réalité! Pas de fiche ou de profil à consulter: l'inconnu!

Bof! je me dis qu'il ne viendra même pas la chercher sa crème glacée, et je poursuis mon chemin.

*****

Lundi après-midi, le hasard fait une fois de plus bien les choses, puisque je suis coiffée, maquillée et en jupe au moment où on sonne à la porte. C'est lui! Sans casquette, rasé et parfumé... quelqu'un essaie de m'impressionner je pense. Il a emmené le chien et mon chat n'est pas d'accord du tout. Alors je propose qu'on aille sur la rue Principale pour trouver de la crème glacée et il accepte.

Pendant deux heures, on marche, on parle, on mange la crème glacée promise. La conversation est facile, il est intéressant et cultivé. Il a un bac des HEC et ironiquement, il travaille dans une compagnie pharmaceutique. Il a 29 ans et a beaucoup voyagé. Au retour, on s'arrête chez lui déposer Charlie qui a la langue de plus en plus pendante, pauvre toutou. Il me propose un verre de jus et c'est vraiment drôle parce qu'il boit le même jus que moi: cocktail raisins-canneberges hypocalorique d'Ocean's Spray. Je ne connais personne d'autre que moi qui boit ça! Et dans son salon, qu'est-ce qui traîne mais son exemplaire de "Un petit pas pour l'homme" de Stéphane Dompierre, livre que j'ai moi-même lu trois fois. C'est vraiment étrange... et aucun "red flag", ce gars-là n'a jamais donné une seule mauvaise réponse à mes questions, jamais rien fait de déplacé ou d'épais! Wow! J'ai réussi à trouver un bon gars, éduqué, cultivé, ouvert d'esprit, drôle, cute et intelligent, tout ça en sortant de chez moi!

Vous rendez-vous compte que si j'étais sorti le matin au lieu de l'après-midi, il n'aurait pas vu mon "flat" et on ne serait pas rencontrés? En fait, si je n'avais pas eu de pneu dégonflé, il ne m'aurait pas parlé. C'était quoi l'alignement des planètes en fin de semaine? Parce qu'en plus de la nouvelle auto, j'ai eu une promotion au travail qui vient avec une augmentation de salaire. Et là, un bon gars tombe du ciel! Sérieux, est-ce que je devrais m'acheter des billets de loterie?

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Hier soir, j'étais complètement déboussolée et ne savais pas trop quoi faire. L'algorithme habituel qui me sert à classer/flusher les candidats ne fonctionne plus.

Après notre marche, je suis allée à l'épicerie et il m'avait dit de l'appeler si je ne faisais rien. La chose logique serait de l'inviter à souper, mais habituellement, j'attends de bien connaître quelqu'un avant de l'inviter chez moi et de cuisiner pour lui. J'ai hésité pendant 30 bonnes minutes et puis je me suis dit: tanpis! on se lance. Je l'ai invité à un petit barbecue impromptu.

Et ça a été cool... il m'a aidé à couper les patates, on a bu du vin rouge avec nos T-bones, que je n'ai pas brûlé (l'alignement des planètes...) et on a parlé de tout et de rien. Éventuellement, on s'est rapprochés physiquement et on s'est embrassés...

Je l'ai gentiment mis à la porte à minuit.